Les Républicains : aurons-nous la force de mettre en oeuvre notre charte des valeurs ?

Les Républicains : aurons-nous la force de mettre en oeuvre notre charte des valeurs ?

Les élections du Président des Républicains ont eu lieu. Nous félicitons Christian Jacob, notre nouveau Président, pour son élection.

Nos adhérents ont choisi le sens du compromis et le confort de l’assemblée des notables plutôt que l’audace d’une refondation. C’est leur choix et il doit bien sûr être respecté –même si ce n’était pas ma préférence personnelle.

Le parti est désormais en ordre de marche.

Nous disposons encore de quelques atouts: les valeurs des Républicains rassemblées dans notre charte et établies récemment sous la supervision du Président par interim Jean Leonetti constituent un bel exemple d’une prise de position claire, tranchée et combative pour redresser notre pays. Cette charte, au passage, démontre l’ancrage à droite de notre formation, en même temps qu’elle exprime de très belle façon tout l’espoir que nous plaçons dans le potentiel de notre chère France. Il nous reste également quelques dirigeants de talent qui possèdent suffisamment de vision stratégique, de charisme et de discipline personnelle pour mener nos troupes au combat.

Happé par l’ancien monde

Happé par l’ancien monde

Dans l’ancien monde, le Président de la République accordait son attention aux sujets qui préoccupaient le peuple de France. Dans l’ancien monde, le parti politique qui soutenait le Président de la République était traversé par des combats de légitimité, par des luttes d’égos, par des rivalités interpersonnelles qu’il lui revenait, en tant qu’autorité suprême de ce parti, d’arbitrer.

Tout se passe comme si l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, avait été finalement happé par l’ancien monde.

Après avoir humilié la République, ses institutions et ses processus démocratiques en annulant le projet de Notre-Dame des Landes, après avoir méprisé le peuple français, ses racines et son identité de mille façons dans ses déclarations et discours –comment pouvons-nous oublier ses propos sur les illettrées, sur la colonisation, sur la culture française ou sur les gaulois réfractaires- il semble aujourd’hui prendre conscience des sujets qui affectent notre peuple : il s’est ainsi récemment ému de l’immigration et de l’abandon des territoires ruraux, sujets primordiaux pour notre peuple mais que notre Président avait jusqu’ici ignorés.

Il ne s’agit pas ici de ne pas nous réjouir de cette prise de conscience : même si l’authenticité de ses intentions et de celle de ses amis reste à prouver, même si sa capacité à apporter des solutions crédibles est éminemment discutable, au moins ces sujets figurent-ils enfin à l’ordre du jour présidentiel.

Clarté du projet, qualité du débat : la résilience du peuple de droite

Clarté du projet, qualité du débat : la résilience du peuple de droite

Jeudi dernier, l’association Lignes Droites 31 a restitué une synthèse du groupe de réflexion sur le sujet « Que signifie être de droite en 2019 ?».

Cette restitution a été effectuée par sept présentateurs qui, dans un temps limité, ont exposé les grands points des travaux du groupe de réflexion. Elle a été suivie d’un débat d’une grand richesse.

Des thèmes aussi structurants que l’environnement, le travail, la sécurité, la famille, la liberté, l’éducation, la nation, la culture et la civilisation ont été exposés par chacun des présentateurs, qui ont apporté un soin particulier à en extraire l’essentiel avec clarté et pédagogie.

S’il est évident que chacun de ces thèmes mérite un débat à lui seul, et s’il est évident également que cette synthèse ne peut être que le début d’une réflexion qui devra être enrichie des apports de nombreux autres participants, il importe également de dire notre fierté devant la vitalité de nos idées et de nos valeurs, ainsi que devant la capacité de la droite haut-garonnaise à élaborer en commun, par-delà les partis et les considérations de tactique électorale, des éléments de projet rassembleurs, mesurés et ajustés.

Soutenons la manifestation du 6 octobre « Marchons Enfants » !

Soutenons la manifestation du 6 octobre « Marchons Enfants » !

Le Président Macron projette de faire adopter la PMA (Procréation Médicalement Assistée) par l’Assemblée Nationale cet automne.

Il révèlera alors au grand jour, sous le masque de bon aloi du réformateur de l‘économie, le visage lisse du relativisme débridé qui avait percé çà et là sous les signes de détestation de notre peuple auquel il s’est souvent laissé aller, ou lors de l’humiliation qu’il a infligée à nos institutions au sujet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Il matérialisera à cette occasion ses ambitions de plonger un peu plus notre Nation dans les dérives soixante-huitardes sur lesquelles ses prédécesseurs socialistes l’avaient engagée. Dans la droite ligne du pourtousisme cher à ceux pour lesquels « il est interdit d’interdire », il a ainsi l’intention de faire franchir à notre pays un nouveau palier dans la destruction de la sagesse collective que notre civilisation a patiemment construite au cours de nombreux siècles.

Multiculturalisme, égalitarisme et progressisme font rage dans la mondialisation sauvage dans laquelle M. Macron puise son inspiration. Il ne voit pas pourquoi la régression généralisée promue au grand jour par le village mondial et poussée silencieusement par les ennemis de notre peuple ne gagnerait pas à son tour la France.

Notre développement soutenable

Notre développement soutenable

Les épisodes de canicule traversés par la France cet été ont jeté une nouvelle fois une lumière crue sur le besoin que l’humanité a d’améliorer la soutenabilité de son développement pour notre planète.

Dans ces interactions très complexes entre l’activité humaine et l’évolution de notre planète, où l’estimation de l’impact de la première sur la deuxième est loin d’être une science exacte, une réalité immuable demeure et se fait chaque jour plus clairement aux yeux d’un nombre croissant de nos concitoyens : les ressources de notre terre ne sont pas infinies, et un développement harmonieux de notre espèce avec son environnement commande une recherche permanente de frugalité et de sobriété.

Que les mêmes qui avaient prôné naguère de jouir sans entrave s’émeuvent aujourd’hui que la population humaine consomme trop, qu’ils hystérisent désormais le débat à des fins électorales ou qu’ils recourent à des effigies improbables pour donner des leçons à la terre entière n’y changera rien : notre devoir a toujours été, et sera toujours, de nous organiser et de nous discipliner afin que le développement du bien-être des humains ait lieu de manière respectueuse de notre environnement. Le bien-être des humains passe aussi, et passera de plus en plus, par la protection de la nature qui nous entoure, voire par la réparation des dégâts que nous lui avons causés.

Ce constat ne date pas d’hier et a été, en France, pris très au sérieux depuis longtemps.

Quand cesserons-nous de glorifier la revendication des privilèges catégoriels par les minorités ?

Quand cesserons-nous de glorifier la revendication des privilèges catégoriels par les minorités ?

Cette semaine, le sénat a décidé d’autoriser le port du voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires. Nous apprenons également qu’un lycée d’Ile-de-France laisse décider les parents dont les enfants suivent le ramadan s’ils doivent ou non payer leur contribution à la cantine. Nous ne comptons plus le nombre de bâtiments publics qui doivent se parer des couleurs à la gloire des LGBT.

Ce ne sont que quelques exemples parmi de nombreux autres de la façon dont nos institutions républicaines, pourtant censées oeuvrer à l’unité de notre nation, apportent en réalité leur contribution à la satisfaction, voire à la glorification, des revendications catégorielles de privilèges par différentes minorités.

Il est bien entendu que chacun en France a le droit, en toute liberté, d’adopter la religion, l’orientation sexuelle ou toute autre forme d’opinion ou de positionnement, de son choix. Je suis également un des premiers à me féliciter qu’un tel choix ne soit plus, comme il avait pu l’être parfois dans le passé, pour ceux de nos concitoyens qui le font, la raison de brimades, de mises à l’écart ou de quelque forme de discrimination sociale que ce soit.

Les Républicains : la révolution ou l’extinction

Les Républicains : la révolution ou l’extinction

Notre parti les Républicains se trouve à un moment crucial de son histoire, où tout peut basculer soudainement vers le pire.

La récente démission du Président Laurent Wauquiez et la défection de certains de nos autres chefs, consécutives à un échec d’une ampleur jusqu’alors inégalée aux élections européennes, ont semé le doute dans notre électorat. Certains se posent à juste titre la question de savoir si notre Parti sera capable de démontrer la solidité, la créativité, et l’excellence stratégique qui lui seront nécessaires pour jouer le rôle qui lui échoit dans la vie politique de notre République.

Ce doute peut, s’il se propage chez nos électeurs, aboutir très rapidement à la fin de l’existence politique de notre parti. Ceci constituerait une irrémédiable perte pour notre démocratie tant la capacité de notre parti est unique de proposer et défendre des positions qui conjuguent mesure, audace et pragmatisme, et tant il a contribué de façon décisive à de très nombreux succès de notre pays.

Personne ne connaît l’avenir mais une chose me paraît certaine, à moi qui y milite depuis plus de vingt ans : si nous continuons à faire ce que nous avons toujours fait, nous verserons dans l’abîme.

Monsieur Wauquiez, votre geste a beaucoup de noblesse – que serons-nous capables d’en faire ?

Monsieur Wauquiez, votre geste a beaucoup de noblesse – que serons-nous capables d’en faire ?

Laurent Wauquiez vient d’annoncer sa démission du poste de président des Républicains.

Nous saluons le courage et le panache d’une telle décision qui, à de nombreux égards, va à l’encontre des parcours typiques et des ambitions habituelles de notre personnel politique, et constitue un exemple pour nombre d’entre nous.

Cette décision peut être interprétée comme la seule issue qui s’ouvrait à lui face à la crise ouverte par la douloureuse défaite aux élections européennes il y a une semaine. Elle peut également être interprétée comme un sacrifice qui permettra à notre parti de refonder une base saine pour renouer avec le succès aux prochaines élections.

Il appartiendra à l’histoire de juger si ceux qui ont appelé à sa démission, entraînés dans l’effrayante spirale du doute, du défaitisme et de la désunion, ayant choisi de prêter l’oreille à un monde médiatique parisien qui avait fait de lui depuis longtemps sa bête noire, et, pour la plupart d’entre eux, mus par des motifs qui ne sont pas dénués d’arrière-pensées, auront rendu ou non un service à notre grand et beau parti.

Européennes : l’échec des Républicains

Européennes : l’échec des Républicains

Le résultat des élections européennes de dimanche est sans appel. Notre parti a échoué à convaincre. Pour moi-même comme pour tous mes amis militants, la déception est particulièrement amère.

En Haute-Garonne, il s’agit désormais du sixième revers électoral successif depuis 2015 pour notre parti (départementales, régionales, présidentielle, législatives, législative partielle, et aujourd’hui européennes).

Pourtant, les valeurs que nous défendons se sont avérées durant cette campagne les plus prometteuses, les plus adaptées à la fois à une construction européenne féconde et harmonieuse et à la protection de notre identité et de notre culture françaises, et se sont distinguées par leur mesure, leur bon sens, et l’élan qu’elles étaient susceptibles d’insuffler à notre vie politique.

De nombreux paramètres ont concouru à ce score bien en-deçà de ce que nos idées et nos valeurs représentent au sein du peuple français. Certains de ces paramètres sont externes, complexes et multiformes, et nous offrent peu de prises immédiates pour les inverser. Les attaques du Président Macron visant à détruire le paysage politique traditionnel, dans la droite ligne de ses coups de boutoir répétés contre la culture et contre l’identité de la France, en constituent l’un des exemples les plus marquants.

Elections européennes : votez juste !

Elections européennes : votez juste !

Ce dimanche aura lieu le vote pour l’élection européenne.

Le foisonnement démesuré des listes, la complexité intrinsèque d’un scrutin qui couvre simultanément presque trente Etats qui enverront chacun des députés dans l’hémicycle strasbourgeois, l’inévitable superposition d’enjeux strictement européens et d’enjeux nationaux concourent à faire perdre de vue les lignes qui doivent guider la détermination de nos suffrages.

Revenons aux fondamentaux. L’Europe est un sujet mouvant, difficile à ramener à une réalité tangible, où le processus de décision est déterminé par un nombre tellement important de facteurs qu’il semble parfois être le fruit de combinaisons hasardeuses.

Et pourtant nous savons très clairement ce que nous voulons à son sujet : la refonder pour lui permettre de rendre la France plus puissante et plus heureuse. Il est prématuré de dire quels chemins prendra cette ambition, tant il nous est impossible aujourd’hui de les distinguer dans l’entrelacs des possibles.