Sarkozy : l’indignation

Sarkozy : l’indignation

Nicolas Sarkozy vient d’être condamné alors qu’aucune preuve n’a été constituée contre lui. C’est un pas supplémentaire franchi par la justice dans la direction du torrent de démesure, d’immédiateté et d’arbitraire qui emporte le siècle. Cette institution est pourtant supposée, par sa retenue et par la robustesse de ses fondements, contribuer à l’équilibre des pouvoirs de notre démocratie – et non pas accentuer son basculement vers le cloaque de la vindicte débridée.

Nous sommes indignés par cette décision de justice.

Cette décision survient dans la lignée de quelques autres qui se distinguent par leur démesure et leur sélectivité à l’encontre de personnalités politiques de droite.

Nous lisons dans ces décisions successives un glissement des activités de cette institution vers des buts de lutte contre des adversaires politiques.

Nous ne sommes pas d’accord pour que le bel équilibre des pouvoirs dont les générations passées ont doté la France et qui a enfanté l’une des démocraties les plus harmonieuses du monde soit mis en péril par le dévoiement de l’un de ses piliers.

Nicolas Bonleux

Affaire Barèges : sélectivité et démesure

Affaire Barèges : sélectivité et démesure

La maire de Montauban Brigitte Barèges a été condamnée cette semaine avec une sévérité inexplicable.

Cette sévérité incompréhensible, et très ciblée sur une personnalité éminente de droite, en rappelle une autre : l’empressement –inédit dans l’histoire de notre République- avec lequel la justice avait mis en examen le candidat à la présidentielle François Fillon, s’arrogeant ainsi de fait le droit de décider de l’élimination au premier tour du candidat favori pour l’élection présidentielle de 2017.

Le fond des deux affaires n’est pas comparable et il n’est pas question de les comparer –le sujet n’est d’ailleurs pas ici de commenter le fond. Mais ce qui est comparable, c’est que, dans les deux cas, alors que les faits reprochés sont communs à de nombreuses personnalités politiques de tous bords, la justice a décidé que, parmi toutes ces personnalités politiques, seule une sera ciblée et condamnée, et avec une sévérité hors de toute mesure. La justice a choisi de ne condamner qu’une seule personne parmi toutes celles qui étaient concernées, et a soigneusement choisi cette personne pour ses opinions politiques de droite.

Troisième confinement : la solution de facilité

Troisième confinement : la solution de facilité

Les médias bruissent de l’opportunité que notre gouvernement décrète un troisième confinement, de la façon grossière dont ils avaient déjà préparé l’opinion publique pour les deux précédents.

Notre gouvernement est dépassé, perdu, déboussolé. Nous l’avons compris il y a longtemps et chaque jour qui passe apporte sa pierre à l’histoire du déclassement de la maison France, qui avait jusqu’ici la réputation de jouir de la meilleure fonction publique du monde, de la meilleure organisation politique du monde et des plus brillants esprits. C’est ce que nous avions appris, c’était ce en quoi nous croyions jusqu’à ce que s’étale sous nos yeux le douloureux spectacle de l’incompétence de nos chefs.

Nous pourrions ajouter à cette belle liste de ce que nous croyions être la France que nous avons des professionnels de santé parmi les plus engagés, des élus locaux parmi les plus exemplaires et des citoyens animés des sentiments de volontariat les plus nobles.

Bonne année 2021 !

Bonne année 2021 !

Chers concitoyens,

Je vous présente mes meilleurs vœux de santé, de réussite et de succès pour 2021, à vous-mêmes ainsi qu’à vos familles. J’espère que vos proches et vous-mêmes auront réussi à traverser les épreuves causées par la crise sanitaire de la meilleure façon possible.

L’année 2020 a été inédite à beaucoup d’égards.

Nous avons de nombreux enseignements à en tirer collectivement, qui couvrent tout l’éventail des aspects les plus déterminants de la marche de notre pays : sanitaire, médical, social, économique, industriel ou diplomatique par exemple.

J’en retiendrai un, qui me paraît mériter notre attention : notre exécutif, noyé dans la gestion d’une crise qu’il n’avait ni anticipée ni préparée, dépassé par le rythme d’évènements auxquels il n’a pas su imprimer sa marque, a perdu la plus grande partie de sa crédibilité aux yeux de notre peuple. Que l’on examine le désastreux épisode des masques dont on nous a expliqué avec force qu’il ne fallait pas en porter, et qui se sont soudainement (c’est-à-dire quand nous avons réussi à en approvisionner) parés de toutes les vertus jusqu’à devenir obligatoires, ou celui des confinements-déconfinements-reconfinements, ou celui de la gestion du sujet sanitaire exclusivement réservé à l’hôpital public, pour ne citer que trois exemples, tout concourt à démontrer aux Français que ceux qui nous ont dirigés pendant la crise n’étaient pas à la hauteur.

Macron ou l’apologie du communautarisme

Macron ou l’apologie du communautarisme

Le président Macron a parlé à la jeunesse française. Il aurait mieux fait de se taire.

Nous le disons avec d’autant plus de lucidité que d’une part, nous sommes parmi les premiers à nous inquiéter de la désaffection de notre jeunesse pour l’engagement citoyen, et nous considérons qu’il est important que notre société, et notamment le premier d’entre nous, lui parle ; d’autre part, nous estimons que notre jeunesse est l’injuste sacrifiée de la réaction aveugle et disproportionnée de notre exécutif à l’épidémie de Covid, et qu’elle mérite de ce point de vue une attention accrue. Nous nous félicitions donc de l’initiative qu’avait prise le président Macron de parler à notre jeunesse.

Mais dans notre esprit lui parler, c’est lui tracer des perspectives, lui expliquer l’éminente contribution qu’elle peut apporter à la construction de notre pays, lui dire pourquoi et comment son engagement est tellement précieux pour notre nation, l’aider à se doter de l’armature mentale qui lui sera nécessaire à surmonter l’abîme où nos gouvernants l’ont injustement plongée dans leur gestion de l’épidémie. Lui parler, c’est lui permettre de de trouver en elle-même le chemin de l’enracinement dans nos territoires et dans notre culture, qui seules permettent un avenir fécond pour notre pays comme pour elle-même.

La honte d’Emmanuel Macron : une erreur d’appréciation

La honte d’Emmanuel Macron : une erreur d’appréciation

Emmanuel Macron a récemment écrit un message dans lequel il fait part de sa « honte » devant des faits reprochés à des policiers.

Il n’est pas question ici de commenter l’acte dont il est question : si des policiers ont outrepassé les limites du cadre que leur fixe la loi, et si de plus ils se sont livrés à des propos racistes, ils doivent être sanctionnés. Je reste bien évidemment prudent sur la nature des faits, car je sais combien nombre de nos médias bien-pensants sont prompts à tourner chaque action policière en acte de sauvagerie gratuite, et j’attends le résultat de l’enquête avant de me prononcer à leur sujet.

En revanche le message d’Emmanuel Macron, qui, lui, a déjà été distribué, trahit une erreur d’appréciation du rôle du Président de la République dans la nouvelle situation que connaît la France aujourd’hui.

Le rôle du Président de la République est de garantir l’équilibre entre les différentes composantes de notre nation. A ce titre, nous attendons de lui que, par ses prises de position, il tempère les excès des mouvements les plus néfastes qui traversent nos sociétés.

Monsieur le Président, il est temps de déconfiner

Monsieur le Président, il est temps de déconfiner

Nous avons tenté – du moins tant qu’il était encore censé d’essayer de suivre les contorsions, expertises, contre-expertises et justifications ampoulées de votre gouvernement- de suivre les tâtonnements, les hésitations, les aménagements qui ont conduit votre Premier Ministre (oserons-nous l’appeler Monsieur Reconfinement, alors que vous l’aviez nommé car il avait été Monsieur Déconfinement) à décréter le deuxième confinement.

Aujourd’hui nous ne comprenons plus rien, y compris ceux d’entre nous qui vous écoutent encore, à ce dont vos équipes et vous-même vous appliquez à nous convaincre.

Mais nous comprenons fort bien que vos décisions ont des effets désastreux sur notre économie, sur notre corps social, sur nos jeunes et sur les plus modestes d’entre nous. Les dégâts sont terribles, peut-être ne seront-ils même pas réparables. Le bénéfice sanitaire de cette marche à l’aveuglette nous sera peut-être un jour clairement expliqué, mais en tout cas son terrible impact sur notre tissu social ne fait aucun doute et grèvera pour longtemps le relèvement de notre peuple.

Le gouvernement des experts

Le gouvernement des experts

Emmanuel Macron a finalement décidé de céder à la pression des experts. Les experts en santé publique seront finalement ceux qui, une fois encore, auront dicté sa conduite.

Le problème avec la santé publique est qu’elle ne constitue en rien, comme aucune autre discipline comparable du reste, une science exacte.

Si vous demandez leur avis à cent experts de santé publique, vous obtenez cent avis différents.

Comme c’est exactement ce que les médias font en permanence, nous sommes continuellement abreuvés d’un kaléidoscope de théories contradictoires qui s’infirment les unes les autres, du matin au soir, du lundi au dimanche, depuis neuf mois. Cent experts se contredisent en permanence sur les plateaux de télévision et aux micros des radios, portant au paroxysme la confusion de notre population.

Que les experts ne soient pas d’accord entre eux mais qu’on leur donne abondamment la parole, rien d’inhabituel : il faut bien faire vivre l’industrie des médias. Que les professions de santé mettent nos gouvernants sous pression, rien d’étonnant : ils sont dans leur rôle.

Islamistes, ce pays n’est pas pour vous

Islamistes, ce pays n’est pas pour vous

Islamistes, ce pays n’est pas pour vous

Islamistes, vous avez encore une fois perpétré hier sur notre sol un meurtre dont seuls les plus sauvages des êtres humains pouvaient se rendre coupables.

Nous vous le disons sans emphase mais non sans fermeté : notre pays, la France, n’est pas un pays pour vous.

En France, on n’assassine pas des enseignants, on n’assassine pas des prêtres, on n’assassine pas des journalistes, on n’assassine pas des policiers, on n’assassine pas des citoyens. Ces projets que vous portez et répandez sont inconciliables avec les lois de notre pays.

Vos intentions sont de détruire les fondements de notre République. Vous n’en avez ni le droit, ni les moyens.

2022 commence aujourd’hui

2022 commence aujourd’hui

Les médias et les réseaux sociaux bruissent d’hésitations attribuées à l’état-major des Républicains quant à la stratégie d’investiture d’un candidat pour la présidentielle de 2022.

Entre ceux dont la direction de LR veut mais qui ne veulent pas eux-mêmes, ceux qui veulent mais dont la direction de LR ne veut pas, et ceux qui pourraient vouloir mais à condition que, le moins que l’on puisse dire est que l’incertitude règne.

Pourtant il est un scénario que nous devons éviter absolument : que, d’hésitations en incompréhensions, de façon délibérée ou non, LR ne soit pas en mesure de proposer un candidat à l’élection présidentielle selon un calendrier qui lui accorde des chances réalistes de succès.

Car la sanction en serait la réélection d’Emmanuel Macron.

Nous n’ignorons pas la tentation qu’ont certains chez LR de rejoindre Emmanuel Macron, tentation qui a contribué à éclaircir nos rangs depuis 2017.