Troisième confinement : la solution de facilité

Troisième confinement : la solution de facilité

Les médias bruissent de l’opportunité que notre gouvernement décrète un troisième confinement, de la façon grossière dont ils avaient déjà préparé l’opinion publique pour les deux précédents.

Notre gouvernement est dépassé, perdu, déboussolé. Nous l’avons compris il y a longtemps et chaque jour qui passe apporte sa pierre à l’histoire du déclassement de la maison France, qui avait jusqu’ici la réputation de jouir de la meilleure fonction publique du monde, de la meilleure organisation politique du monde et des plus brillants esprits. C’est ce que nous avions appris, c’était ce en quoi nous croyions jusqu’à ce que s’étale sous nos yeux le douloureux spectacle de l’incompétence de nos chefs.

Nous pourrions ajouter à cette belle liste de ce que nous croyions être la France que nous avons des professionnels de santé parmi les plus engagés, des élus locaux parmi les plus exemplaires et des citoyens animés des sentiments de volontariat les plus nobles.

Macron ou l’apologie du communautarisme

Macron ou l’apologie du communautarisme

Le président Macron a parlé à la jeunesse française. Il aurait mieux fait de se taire.

Nous le disons avec d’autant plus de lucidité que d’une part, nous sommes parmi les premiers à nous inquiéter de la désaffection de notre jeunesse pour l’engagement citoyen, et nous considérons qu’il est important que notre société, et notamment le premier d’entre nous, lui parle ; d’autre part, nous estimons que notre jeunesse est l’injuste sacrifiée de la réaction aveugle et disproportionnée de notre exécutif à l’épidémie de Covid, et qu’elle mérite de ce point de vue une attention accrue. Nous nous félicitions donc de l’initiative qu’avait prise le président Macron de parler à notre jeunesse.

Mais dans notre esprit lui parler, c’est lui tracer des perspectives, lui expliquer l’éminente contribution qu’elle peut apporter à la construction de notre pays, lui dire pourquoi et comment son engagement est tellement précieux pour notre nation, l’aider à se doter de l’armature mentale qui lui sera nécessaire à surmonter l’abîme où nos gouvernants l’ont injustement plongée dans leur gestion de l’épidémie. Lui parler, c’est lui permettre de de trouver en elle-même le chemin de l’enracinement dans nos territoires et dans notre culture, qui seules permettent un avenir fécond pour notre pays comme pour elle-même.

La honte d’Emmanuel Macron : une erreur d’appréciation

La honte d’Emmanuel Macron : une erreur d’appréciation

Emmanuel Macron a récemment écrit un message dans lequel il fait part de sa « honte » devant des faits reprochés à des policiers.

Il n’est pas question ici de commenter l’acte dont il est question : si des policiers ont outrepassé les limites du cadre que leur fixe la loi, et si de plus ils se sont livrés à des propos racistes, ils doivent être sanctionnés. Je reste bien évidemment prudent sur la nature des faits, car je sais combien nombre de nos médias bien-pensants sont prompts à tourner chaque action policière en acte de sauvagerie gratuite, et j’attends le résultat de l’enquête avant de me prononcer à leur sujet.

En revanche le message d’Emmanuel Macron, qui, lui, a déjà été distribué, trahit une erreur d’appréciation du rôle du Président de la République dans la nouvelle situation que connaît la France aujourd’hui.

Le rôle du Président de la République est de garantir l’équilibre entre les différentes composantes de notre nation. A ce titre, nous attendons de lui que, par ses prises de position, il tempère les excès des mouvements les plus néfastes qui traversent nos sociétés.

Monsieur le Président, il est temps de déconfiner

Monsieur le Président, il est temps de déconfiner

Nous avons tenté – du moins tant qu’il était encore censé d’essayer de suivre les contorsions, expertises, contre-expertises et justifications ampoulées de votre gouvernement- de suivre les tâtonnements, les hésitations, les aménagements qui ont conduit votre Premier Ministre (oserons-nous l’appeler Monsieur Reconfinement, alors que vous l’aviez nommé car il avait été Monsieur Déconfinement) à décréter le deuxième confinement.

Aujourd’hui nous ne comprenons plus rien, y compris ceux d’entre nous qui vous écoutent encore, à ce dont vos équipes et vous-même vous appliquez à nous convaincre.

Mais nous comprenons fort bien que vos décisions ont des effets désastreux sur notre économie, sur notre corps social, sur nos jeunes et sur les plus modestes d’entre nous. Les dégâts sont terribles, peut-être ne seront-ils même pas réparables. Le bénéfice sanitaire de cette marche à l’aveuglette nous sera peut-être un jour clairement expliqué, mais en tout cas son terrible impact sur notre tissu social ne fait aucun doute et grèvera pour longtemps le relèvement de notre peuple.

Le gouvernement des experts

Le gouvernement des experts

Emmanuel Macron a finalement décidé de céder à la pression des experts. Les experts en santé publique seront finalement ceux qui, une fois encore, auront dicté sa conduite.

Le problème avec la santé publique est qu’elle ne constitue en rien, comme aucune autre discipline comparable du reste, une science exacte.

Si vous demandez leur avis à cent experts de santé publique, vous obtenez cent avis différents.

Comme c’est exactement ce que les médias font en permanence, nous sommes continuellement abreuvés d’un kaléidoscope de théories contradictoires qui s’infirment les unes les autres, du matin au soir, du lundi au dimanche, depuis neuf mois. Cent experts se contredisent en permanence sur les plateaux de télévision et aux micros des radios, portant au paroxysme la confusion de notre population.

Que les experts ne soient pas d’accord entre eux mais qu’on leur donne abondamment la parole, rien d’inhabituel : il faut bien faire vivre l’industrie des médias. Que les professions de santé mettent nos gouvernants sous pression, rien d’étonnant : ils sont dans leur rôle.

2022 commence aujourd’hui

2022 commence aujourd’hui

Les médias et les réseaux sociaux bruissent d’hésitations attribuées à l’état-major des Républicains quant à la stratégie d’investiture d’un candidat pour la présidentielle de 2022.

Entre ceux dont la direction de LR veut mais qui ne veulent pas eux-mêmes, ceux qui veulent mais dont la direction de LR ne veut pas, et ceux qui pourraient vouloir mais à condition que, le moins que l’on puisse dire est que l’incertitude règne.

Pourtant il est un scénario que nous devons éviter absolument : que, d’hésitations en incompréhensions, de façon délibérée ou non, LR ne soit pas en mesure de proposer un candidat à l’élection présidentielle selon un calendrier qui lui accorde des chances réalistes de succès.

Car la sanction en serait la réélection d’Emmanuel Macron.

Nous n’ignorons pas la tentation qu’ont certains chez LR de rejoindre Emmanuel Macron, tentation qui a contribué à éclaircir nos rangs depuis 2017.

Les prémisses de l’abandon de la République Une et Indivisible

Les prémisses de l’abandon de la République Une et Indivisible

Le Ministre de l’Intérieur a commis une faute d’une portée dont notre imagination peine à évaluer les répercussions.

Il a cette semaine donné le signal à des manifestants communautaristes qu’ils ont le droit d’ignorer les lois de la République. Il a ainsi reconnu qu’une cause communautariste est à ses yeux non seulement légitime, mais encore que sa défense justifie d’enfreindre la loi.

Il a également accepté le principe que nos forces de l’ordre, garantes du respect de la loi et de ce fait contributrices essentielles à la cohésion de la nation, pouvaient être déconsidérées face à des revendications communautaristes.

Ce faisant il a failli à sa mission.

Dégringolade vers l’abîme

Dégringolade vers l’abîme

Dans l’apathie relative où le confinement plonge la plupart d’entre nous, nous suivons le relevé des statistiques dont les médias nous abreuvent. Nous nous efforçons d’utiliser de la manière la plus constructive possible le temps qui subitement nous échoit, malgré l’incommodité des conditions du travail ou de l’école à distance.

Pendant ce temps, le vaisseau France glisse à toute vitesse vers l’abîme. Chaque jour qui passe, chaque décision de prolonger le confinement, nous approchent du désastre, de plus en plus vite à mesure que nous accumulons l’inactivité économique. Cette chute vertigineuse n’éveille pas nos consciences distraites ni n’alerte nos esprits concentrés sur le respect du confinement. Le bon sens et l’esprit critique pourtant légendaires du peuple français semblent s’estomper derrière le consensus de la lutte totale contre la crise sanitaire.

Et pourtant chaque jour qui passe hâte la terrifiante déroute économique vers laquelle nous nous dirigeons tout droit.

Où est le plan de sortie de crise ?

Où est le plan de sortie de crise ?

Le premier Ministre a partagé cette semaine avec la population française un état de la situation, ainsi que ses doutes et des éléments perspectives. Nous l’en remercions car la transparence, dans cette période incertaine, constitue l’un des piliers les plus solides de la cohésion nationale.

Cependant nous comptons sur notre exécutif pour planifier la sortie du confinement et le redémarrage de l’économie.

Notre président de la République et notre premier Ministre ont, à l’occasion de deux discours tenus en l’espace de quarante-huit heures, jeté à bas notre économie avec leurs décisions inconsidérées de placer sans préavis la France en confinement. Rappelons que le premier Ministre a déclaré un samedi soir à 20.00 que tous les restaurants et bars du pays devaient fermer leurs portes le soir même à minuit et que le président de la République a déclaré le lundi soir suivant à 20.00 que tout le pays devait s’arrêter le lendemain à midi !

Difficile d’imaginer mesures plus dévastatrices pour notre économie, alors même que d’autres manières d’aborder la protection sanitaire de notre population sans abattre notre économie étaient possibles, comme le prouve l’exemple de l’Allemagne. Mais là n’est plus la question. L’impréparation et l’amateurisme de notre exécutif l’ont conduit à se laisser piéger par l’effet de surprise et à prendre dans la panique des décisions à la portée incalculable.

Dépassés ?

Dépassés ?

Notre exécutif a commis une erreur patente dans sa gestion de la crise du coronavirus. Avec les deux annonces du président le 12 mars au soir et du premier ministre le 14 mars au soir, dont la deuxième édictait des mesures beaucoup plus sévères que la première, il apparaît désormais aux yeux de tous que nos dirigeants sont dépassés par le rythme des évènements.

Entendons-nous bien : il revient à nos dirigeants de gérer cette crise au mieux des intérêts de notre peuple. Il ne s’agit pas ici de leur contester cette prérogative, même si je fais partie de ceux qui considèrent que les décisions prises par notre exécutif, parce qu’elles ne sont pas assez ciblées sur les personnes vulnérables, parce qu’elles embrassent trop largement tous les aspects de la vie économique du pays, auront des effets exagérément négatifs sans nécessairement atteindre les buts de santé publique qui sont les leurs.

Précisons également que nous n’exigeons de nos dirigeants ni qu’ils connaissent l’avenir, ni même qu’ils ne se trompent jamais : de quel être humain serait-il réaliste d’attendre de telles qualités ? En revanche, nous attendons d’eux qu’ils soient capables de prendre de la hauteur, d’anticiper ce qui peut l’être, d’analyser l’évolution de la situation et d’en concevoir un plan cohérent et raisonné permettant à la nation de s’organiser en bon ordre afin d’atteindre nos deux buts principaux, sauver les vies de nos concitoyens et limiter la casse économique et sociale.