Les prémisses de l’abandon de la République Une et Indivisible

Les prémisses de l’abandon de la République Une et Indivisible

Le Ministre de l’Intérieur a commis une faute d’une portée dont notre imagination peine à évaluer les répercussions.

Il a cette semaine donné le signal à des manifestants communautaristes qu’ils ont le droit d’ignorer les lois de la République. Il a ainsi reconnu qu’une cause communautariste est à ses yeux non seulement légitime, mais encore que sa défense justifie d’enfreindre la loi.

Il a également accepté le principe que nos forces de l’ordre, garantes du respect de la loi et de ce fait contributrices essentielles à la cohésion de la nation, pouvaient être déconsidérées face à des revendications communautaristes.

Ce faisant il a failli à sa mission.

Dégringolade vers l’abîme

Dégringolade vers l’abîme

Dans l’apathie relative où le confinement plonge la plupart d’entre nous, nous suivons le relevé des statistiques dont les médias nous abreuvent. Nous nous efforçons d’utiliser de la manière la plus constructive possible le temps qui subitement nous échoit, malgré l’incommodité des conditions du travail ou de l’école à distance.

Pendant ce temps, le vaisseau France glisse à toute vitesse vers l’abîme. Chaque jour qui passe, chaque décision de prolonger le confinement, nous approchent du désastre, de plus en plus vite à mesure que nous accumulons l’inactivité économique. Cette chute vertigineuse n’éveille pas nos consciences distraites ni n’alerte nos esprits concentrés sur le respect du confinement. Le bon sens et l’esprit critique pourtant légendaires du peuple français semblent s’estomper derrière le consensus de la lutte totale contre la crise sanitaire.

Et pourtant chaque jour qui passe hâte la terrifiante déroute économique vers laquelle nous nous dirigeons tout droit.

Où est le plan de sortie de crise ?

Où est le plan de sortie de crise ?

Le premier Ministre a partagé cette semaine avec la population française un état de la situation, ainsi que ses doutes et des éléments perspectives. Nous l’en remercions car la transparence, dans cette période incertaine, constitue l’un des piliers les plus solides de la cohésion nationale.

Cependant nous comptons sur notre exécutif pour planifier la sortie du confinement et le redémarrage de l’économie.

Notre président de la République et notre premier Ministre ont, à l’occasion de deux discours tenus en l’espace de quarante-huit heures, jeté à bas notre économie avec leurs décisions inconsidérées de placer sans préavis la France en confinement. Rappelons que le premier Ministre a déclaré un samedi soir à 20.00 que tous les restaurants et bars du pays devaient fermer leurs portes le soir même à minuit et que le président de la République a déclaré le lundi soir suivant à 20.00 que tout le pays devait s’arrêter le lendemain à midi !

Difficile d’imaginer mesures plus dévastatrices pour notre économie, alors même que d’autres manières d’aborder la protection sanitaire de notre population sans abattre notre économie étaient possibles, comme le prouve l’exemple de l’Allemagne. Mais là n’est plus la question. L’impréparation et l’amateurisme de notre exécutif l’ont conduit à se laisser piéger par l’effet de surprise et à prendre dans la panique des décisions à la portée incalculable.

Dépassés ?

Dépassés ?

Notre exécutif a commis une erreur patente dans sa gestion de la crise du coronavirus. Avec les deux annonces du président le 12 mars au soir et du premier ministre le 14 mars au soir, dont la deuxième édictait des mesures beaucoup plus sévères que la première, il apparaît désormais aux yeux de tous que nos dirigeants sont dépassés par le rythme des évènements.

Entendons-nous bien : il revient à nos dirigeants de gérer cette crise au mieux des intérêts de notre peuple. Il ne s’agit pas ici de leur contester cette prérogative, même si je fais partie de ceux qui considèrent que les décisions prises par notre exécutif, parce qu’elles ne sont pas assez ciblées sur les personnes vulnérables, parce qu’elles embrassent trop largement tous les aspects de la vie économique du pays, auront des effets exagérément négatifs sans nécessairement atteindre les buts de santé publique qui sont les leurs.

Précisons également que nous n’exigeons de nos dirigeants ni qu’ils connaissent l’avenir, ni même qu’ils ne se trompent jamais : de quel être humain serait-il réaliste d’attendre de telles qualités ? En revanche, nous attendons d’eux qu’ils soient capables de prendre de la hauteur, d’anticiper ce qui peut l’être, d’analyser l’évolution de la situation et d’en concevoir un plan cohérent et raisonné permettant à la nation de s’organiser en bon ordre afin d’atteindre nos deux buts principaux, sauver les vies de nos concitoyens et limiter la casse économique et sociale.

Coronavirus : le principe de précaution poussé au stade ultime de l’aberration

Coronavirus : le principe de précaution poussé au stade ultime de l’aberration

Notre monde s’engage de plus en plus étroitement dans une terrible spirale dont nul ne peut prédire l’ampleur des dégâts économiques qu’elle causera.

Le coronavirus déclenche dans de nombreux pays des réactions exagérées dont l’impact économique sera sans mesure avec la question de santé publique qu’il pose.

Alors qu’il s’agit d’un virus qui, dans une très grande mesure, peut être comparé à la grippe –avec une létalité certes accrue, quoique dans une intensité contenue, et une vitesse de propagation supérieure- et devrait être traité comme tel, il fait l’objet d’une attention de l’opinion publique qui dépasse le sens commun et de décisions des autorités qui mettent en péril la quasi-totalité des secteurs économiques de la planète.

Si le sursaut ne survient pas rapidement, la crise économique que nous sommes en train de fabriquer en réaction au coronavirus entraînera la chute de nombreuses entreprises, une augmentation du chômage inédite et un accroissement de la pauvreté spectaculaire dans le monde entier.

Happé par l’ancien monde

Happé par l’ancien monde

Dans l’ancien monde, le Président de la République accordait son attention aux sujets qui préoccupaient le peuple de France. Dans l’ancien monde, le parti politique qui soutenait le Président de la République était traversé par des combats de légitimité, par des luttes d’égos, par des rivalités interpersonnelles qu’il lui revenait, en tant qu’autorité suprême de ce parti, d’arbitrer.

Tout se passe comme si l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, avait été finalement happé par l’ancien monde.

Après avoir humilié la République, ses institutions et ses processus démocratiques en annulant le projet de Notre-Dame des Landes, après avoir méprisé le peuple français, ses racines et son identité de mille façons dans ses déclarations et discours –comment pouvons-nous oublier ses propos sur les illettrées, sur la colonisation, sur la culture française ou sur les gaulois réfractaires- il semble aujourd’hui prendre conscience des sujets qui affectent notre peuple : il s’est ainsi récemment ému de l’immigration et de l’abandon des territoires ruraux, sujets primordiaux pour notre peuple mais que notre Président avait jusqu’ici ignorés.

Il ne s’agit pas ici de ne pas nous réjouir de cette prise de conscience : même si l’authenticité de ses intentions et de celle de ses amis reste à prouver, même si sa capacité à apporter des solutions crédibles est éminemment discutable, au moins ces sujets figurent-ils enfin à l’ordre du jour présidentiel.

Pourquoi je parraine Julien Aubert pour la Présidence des Républicains

Pourquoi je parraine Julien Aubert pour la Présidence des Républicains

Les élections pour la présidence des Républicains auront lieu dans un peu plus de deux mois. Trois candidats ont exprimé le voeu de se présenter aux suffrages des adhérents. Chacun d’eux doit réunir le nombre nécessaire de parrainages pour être éligible.

Mon choix est clair : je parraine Julien Aubert.

En effet, il incarne au sein de notre parti Les Républicains l’audace dans le respect de nos racines, de notre identité et de nos territoires. L’audace est toujours une qualité pour celles et ceux qui tentent d’apporter leur contribution au changement de notre monde et de notre pays, elle est aujourd’hui devenue une nécessité pour mener notre parti sur le chemin étroit qui permettra de le sauver. Mais pour être féconde l’audace doit puiser dans la mesure, dans le sens des possibles et dans la reconnaissance de l’immense héritage que nous ont légué les générations qui nous ont précédés, loin “des entreprises démesurées, de la passion d’étendre, coûte que coûte, leur puissance personnelle et du mépris des limites tracées par l’expérience humaine et le bon sens”, pour reprendre les mots éloquents du Général de Gaulle.

Merci François-Xavier Bellamy de nous donner une si belle envie d’Europe !

Merci François-Xavier Bellamy de nous donner une si belle envie d’Europe !

Un phénomène politique inattendu prend graduellement forme sous nos yeux depuis quelques semaines.

Ce phénomène déjoue les sondages, il déjoue les plans de l’équipe d’esprits prétendument supérieurs censés diriger notre pays, il déjoue les noires prédictions des esprits chagrins qui ont fait de l’opposition frontale à l’Europe leur fonds de commerce, et il déjoue même les oracles habituellement auto-réalisateurs de la bien-pensance médiatique : l’un des candidats têtes de liste pour les élections européenne est en train de donner envie d’Europe au peuple français !

Ce candidat, c’est François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains.

La justesse et la mesure des propos, la modestie de la posture, l’authenticité de l’intention de servir, la résonance des valeurs qui fondent son discours avec celles dans laquelle prend racine la grandeur de notre peuple, confèrent à Monsieur Bellamy une aptitude jusqu’ici inédite à incarner l’un des visages de l’Europe de demain.

C’est sans retenue que je vous fais part de ma triple fierté.

Implacables mais impérieuses circonstances

Implacables mais impérieuses circonstances

Notre Président de la République se trouve confronté à un défi inédit, qui recèle de graves dangers pour notre démocratie.

Est-il besoin de revenir sur les causes de la situation qui a transformé notre pays en poudrière ? Incapacité originelle à percevoir la nature profonde de notre peuple, aveuglement subséquent et répété devant les signaux faibles de désarroi de notre classe moyenne, inexpérience politique, improvisation, mépris de notre culture et de nos corps intermédiaires, ce sulfureux mélange aura suffi à mener notre République au bord de l’un de ces précipices qu’elle n’aura rencontrés qu’une poignée de fois par siècles.

Il est urgent que nous l’évitions et que nous nous en éloignions le plus loin possible.

Pour ma part je considère qu’une sortie par le haut est possible.

Notre Président a été élu par notre peuple, il lui revient de conduire notre peuple hors de ce bourbier où il nous a plongés. Soyons clair : mes sympathies pour ses postures, son programme et ce qu’il représente sont ce qu’elles sont, je m’en suis souvent fait l’écho. Mais là n’est plus la question. Il est aujourd’hui notre chef, le chef que le pays s’est choisi il y a deux ans, et la situation de notre pays commande de l’aider à nous extraire de ce piège qui se referme lentement sur nous.

Et maintenant ?

Et maintenant ?

La colère des gilets jaunes a viré aux émeutes de casseurs.

Nos forces de l’ordre et nos pompiers ont fait preuve d’une maîtrise remarquable alors même qu’ils se sont trouvés en proie à des actes d’une lâcheté et d’une violence inédites. Ils méritent notre respect et notre reconnaissance pour leur courage et leur abnégation.

Aucune colère, aucune contestation, aucune protestation ne justifie la violence à laquelle se sont adonnés les casseurs. Il est temps qu’il y soit mis fin.

Mais éradiquer les violences des casseurs n’exempte bien évidemment en rien notre gouvernement de la nécessité d’apporter une réponse aux doléances des gilets jaunes : la lente agonie de notre classe moyenne doit être stoppée et il est de la responsabilité de notre Président de la République d’en créer les conditions.