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Le président Hollande vient de présenter à la nation son plan d’urgence pour l’emploi.

L’urgence est effectivement là : depuis son accession aux responsabilités, M. Hollande a détruit plus d’emplois que quiconque avant lui dans notre pays, et tout cela alors même que les paramètres économiques mondiaux ont été, dans les dix-huit derniers mois, particulièrement favorables à une reprise de l’activité en France : cours du pétrole à un niveau historiquement bas, taux de change de l’Euro singulièrement réduit, reprise de la croissance économique dans les pays partenaires de la France –qui, accessoirement, génère des situations proches du plein-emploi chez nombre de nos voisins, soulignant ainsi l’affreuse exception où l’indigence de ceux qui nous dirigent plonge notre pays.

Je ne méconnais pas que le chômage avait déjà augmenté sous le mandat du prédécesseur de François Hollande, mais rappelons-nous que le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait été marqué par des turbulences économiques mondiales autrement plus tumultueuses ! La situation économique mondiale était alors bien loin d’être favorable, elle était au contraire une tempête qui nous traînait en permanence vers l’abîme.

Le chômage est un drame pour chacune et chacun de nos compatriotes qui en est la victime. Il détruit le présent de celles et ceux qui en souffrent, mais il hypothèque également l’avenir de notre Société toute entière. Nous ne pouvons pas l’accepter. Il est de notre devoir collectif de prendre les décisions qui sont nécessaires pour l’endiguer.

Malheureusement François Hollande n’a pas pris les mesures qui permettent de lutter efficacement contre le chômage. En effet la seule recette pour en finir avec le chômage est de générer une croissance forte, profonde et durable. Or la croissance ne s’acquiert pas sans travail. Ceux qui prétendent le contraire, ceux qui tentent de nous bercer de l’illusion que la croissance viendra sans notre travail, nous trompent. Nous ne relancerons pas notre économie si nous ne nous décidons pas à travailler autant que les autres peuples de la terre, en terme de durée du travail hebdomadaire ou annuelle come en terme d’âge de la retraite. Aucun peuple n’a jamais entrepris ni réussi aucune croissance durable en travaillant moins que les autres, et cela est naturellement vrai pour nous aussi.

Continuer à abreuver notre peuple du propos lénifiant que son salut s’obtiendra sans surcroît de travail, c’est créer pour nos entrepreneurs, pour nos entreprises, pourtant eux aussi citoyens, mille obstacles pour développer l’emploi en France. C’est intensifier la dose de poison qu’on lui administre depuis les désastreuses lois Aubry.

Mais il est évident que demander à la population française de travailler plus, même si cela est une nécessité, n’est pas facile, tant certaines composantes de notre société sont arc-boutées sur le mirage d’un idéal de communauté où l’être humain ne travaille plus. Cela requiert une dose de courage dont nous avons compris depuis longtemps que notre président de la République est totalement dénué.

Alors, à défaut de mesure courageuse, notre président met en scène des pis-allers, des actions ponctuelles de camouflage des chiffres, des promesses floues, de la poudre aux yeux, auxquels sa méthode de gouvernement guidée par l’indécision, l’irrésolution et l’indifférence absolue pour le destin de notre nation nous ont désormais habitués. Et nous aurons le résultat que l’action de François Hollande nous aura valu, c’est-à-dire rien.

Alors certes, il n’est pas impossible que les paramètres économiques mondiaux, s’ils persistent à être positifs, produisent des effets malgré l’action de François Hollande, et que la croissance ainsi générée crée des emplois. Mais ces créations d’emplois seront négligeables au regard du nombre de créations que nous aurions pu susciter si nous avions pris les mesures adéquates, et, surtout, négligeables au regard des immenses besoins de notre pays.

Monsieur Hollande, vous avez les yeux rivés sur votre objectif d’être réélu ; mais ne pourriez-vous pas plutôt au moins une fois considérer que l’état de notre pays est tel qu’il mérite que chacun –y compris vous- place ses ambitions personnelles de côté et se préoccupe de l’intérêt général ?

Monsieur Hollande, même si vous le dites sans conviction, nous sommes d’accord avec vous quand vous énoncez que la lutte contre le chômage est un défi tellement aigu pour la France qu’il requiert que chacun y investisse toute son énergie ; alors, pour la dernière année de votre mandat, ne pourriez-vous pas traduire en actes ce que vous professez partout ? Ne seriez-vous pas disposé à faire preuve de courage et à placer notre pays sur la voie du redressement en prenant des mesures difficiles ?

Nicolas Bonleux

Crédits photos : valeriylebedev / 123RF Banque d’images

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