La campagne présidentielle atypique que nous venons de vivre est à présent conclue pour ce qui concerne notre famille politique.

Notre candidat à la présidentielle François Fillon a fait une très belle campagne.

Nous pouvons être fiers de lui, de son courage et de sa volonté, comme nous pouvons être fiers de notre mouvement et de nos militants. Nombreux d’entre nous ont fait face et serré les rangs avec puissance et cohésion lors des terribles secousses qui ont heurté notre campagne.

Il est vrai que trop de voix parmi les nôtres ont manqué. En effet, l’exemplarité de nos candidats est une valeur très forte pour nous électeurs. Les doutes quant à celle de notre candidat lui ont coûté les quelques points qui lui auraient ouvert les portes du deuxième tour. Non pas que les autres candidats soient plus exemplaires que lui – mais c’est lui qui aura le plus souffert de ces doutes, tant l’alliance de fait entre les médias, la gauche et le Front National a, cette fois-ci, atteint son but et a réussi à l’écarter du deuxième tour. Cela n’aurait pas eu lieu si nous n’avions pas nous-mêmes commis des maladresses et laissé l’esprit de division gagner certains d’entre nous.

Mais cela ne nous a pas empêchés de gagner le droit de ne pas nous faire voler notre campagne, le droit de porter jusqu’au bout le projet de la droite et du centre, pour lequel les Français avaient voté lors de la primaire et que l’enchaînement des évènements avait concouru à risquer de confisquer.

Je souhaite remercier chaleureusement celles et ceux, militants et sympathisants, qui ont mené cette belle campagne. Votre engagement nous honore.

Il est inutile de rappeler quelle est notre déception de voir que les Français ont décidé hier de se donner le choix entre l’héritier de François Hollande et la fille du fondateur d’un parti construit sur la haine, l’exclusion et le repli de la France sur elle-même. Après cinq ans d’un désastreux quinquennat de François Hollande, il est difficile d’accepter la perspective de cinq ans supplémentaires d’effondrement. Le tour de passe-passe qui aura conduit la France à hisser le dauphin de François Hollande au deuxième tour, alors même que plus aucun Français ne voulait de François Hollande, est peut-être une manoeuvre politique réussie pour ses instigateurs, mais il est un bien mauvais service rendu à notre pays. La perspective promise par son adversaire de prendre nos distances par rapport à l’Euro est au moins aussi cauchemardesque.

Il nous incombe désormais, aux Républicains, d’organiser la reconstruction de notre pays, qui passe notamment par le renforcement de nos valeurs, ainsi que de rendre notre Mouvement apte, malgré la défaite présidentielle, à jouer pleinement son rôle dans cette reconstruction.

La campagne législative va désormais commencer.

J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mon opinion au sujet du processus et des critères de décision qui ont conduit à l’investiture pour l’élection législative dans notre 2è circonscription, ainsi qu’au sujet de son résultat, que je conteste à de nombreux égards. Je ne me retrouve en rien ni dans la manière dont ce processus a été conduit, ni dans les paramètres qui ont guidé la décision. En conséquence chacun comprendra que, malgré ma loyauté à notre Mouvement, mes réserves sont telles qu’elles m’interdisent de prendre une part active à la campagne législative dans notre 2è circonscription.

Ce sont in fine les électeurs qui, par leur vote, sanctionneront la pertinence du choix d’investiture de notre Mouvement.

Une fois l’élection législative passée, je ne doute pas que nous mènerons tous ensemble une analyse objective des résultats de cette élection et de leurs causes, et que nous en tirerons les conclusions nécessaires. Il va sans dire que j’escompte que celles et ceux qui ont pris les décisions qui nous auront conduit à ce résultat législatif tirent toutes les conséquences de leurs décisions.

Le contexte est à présent périlleux pour notre pays et la responsabilité de ceux qui ont mené le processus d’investiture de notre parti pour les législatives en est d’autant plus lourde. Il va sans dire que celles et ceux qui ont toléré, et plus encore celles et ceux qui ont cautionné, le processus d’investiture tel qu’il s’est déroulé, devront répondre de leurs décisions.

Nicolas Bonleux

Merci à celles et ceux qui se sont battus pour nos valeurs !

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