Une école toulousaine, l’Ecole Sainte-Marie des Ursulines, a récemment décidé d’introduire le port obligatoire de l’uniforme au sein de l’établissement.

Cette décision constitue un acte d’une portée politique forte qu’il nous paraît important de souligner autant que de le citer en exemple.

L’école a pendant un siècle assimilé, intégré, et mélangé la jeunesse française dans un souci d’exigence, d’égalité et de construction de la Nation. Elle a ainsi cimenté le sentiment d’appartenance de tout notre peuple à notre histoire et à notre destinée communes.

La guerre d’usure que lui ont menée depuis quatre décennies l’individualisme et le laisser-aller des héritiers de mai 1968, le désintérêt pour notre peuple des fanatiques de la mondialisation, et les logiques insidieuses des communautaristes et relativistes de tous bords, l’ont rendue désormais incapable d’assurer cette fonction vitale pour notre société.

La désagrégation de notre corps social, que l’affaiblissement de l’école ne lui permet plus d’enrayer, est un authentique drame pour l’avenir de notre Nation. Elle rend notre peuple vulnérable aux pires dangers auxquels un pays peut se trouver exposé. Inverser ce processus de délitement est une impérieuse obligation.

L’un des remèdes est connu : pour rendre à l’école son rôle de celle des institutions qui cimente notre nation, donnons-lui à nouveau la place à part qui est la sienne, un lieu d’apprentissage et de respect, un lieu où l’on met de côté les modes, courants, tensions et bouleversements qui traversent notre société.

Rendre l’uniforme obligatoire nous paraît un moyen simple, efficace, et en même temps hautement symbolique, du repositionnement de l’école comme lieu à part de notre vie sociale. Cette initiative permet d’ancrer dans l’esprit de nos enfants –et de leurs parents- qu’un comportement différent, adéquat, doivent y être adoptés, en vue de recevoir un message et un enseignement qui revêtent une signification particulière.

Il présente accessoirement l’avantage de nous rappeler que ce qui importe, quand il s’agit de construire collectivement l’avenir de notre pays, n’est pas d’exhiber les vêtements issus de la dernière vague de mode.

Nous exprimons le souhaite que cet exemple inspire l’une après l’autre chacune des écoles de France, illustrant ainsi la noble et grande mission que le monde éducatif doit mener pour le redressement de notre pays.

Nicolas Bonleux

L’uniforme à l’école à Toulouse

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