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La démographie constitue, avec les ressources naturelles et la maîtrise des technologies, le fondement de la puissance présente et future de tout État dans le concert des nations. Il en a toujours été ainsi et en sera toujours ainsi.

C’est particulièrement vrai pour la France au sein de l’Union Européenne. L’Union Européenne est le seul chemin d’avenir possible pour la France, à condition que la France soit en mesure de peser sur les destinées de l’Union de manière à rendre l’Union capable de s’ériger en authentique grande puissance mondiale apte à rivaliser avec les autres blocs existants ou en formation – États-Unis d’Amérique, Brésil, Inde, Chine.

La France a longtemps été la puissance dominante en Europe du point de vue de la démographie, et a perdu cette place il y a un peu plus d’un siècle au profit de l’Allemagne. Nous avons cependant l’immense chance que cette situation peut s’inverser, si l’on en croit les projections actuelles. D’ici au milieu de notre siècle, si la dynamique actuelle est maintenue, la France sera redevenue la première puissance démographique européenne, et échappera au destin peu enviable des pays, comme l’Allemagne ou la Russie, dont la population va stagner, voire décroître, dans les prochaines décennies.

Cette augmentation de puissance démographique sera une formidable opportunité pour la France de conforter sa place de première nation européenne et de jouer le rôle qui lui revient dans la conduite des affaires de l’Union.

Elle ne se réalisera cependant que si la France poursuit ses efforts en faveur de la natalité, dans la continuité d’une politique d’appui à la famille qui a été jusqu’à présent un véritable succès et à laquelle nous devons la dynamique actuelle. Certes, la natalité en France est due pour une bonne part aux populations immigrées dans les cinquante dernières années, et nécessite en cela d’être accompagnée par une politique d’intégration adéquate; mais elle constitue pour notre pays une situation bien préférable à celle que nous devrions vivre si, confrontés dans une trentaine d’années à la baisse de notre population comme certains de nos voisins, nous devions alors avoir recours à l’immigration massive : le défi d’intégration serait alors tout autre !

La promotion de la natalité comme approche universelle, principe fondateur des mesures prises en France à la Libération, est à présent mise en doute par le gouvernement de Manuel Valls, qui souhaite désormais la lier à des conditions de revenus. C’est un bien mauvais service à lui rendre et c’est envoyer un signal faux à nos familles : nous devons continuer à dire aux familles françaises, à toutes les familles françaises, y compris celles qui sont financièrement aisées, que la France a besoin d’enfants, car c’est ainsi que l’avenir de la France sera conforté. Les mesures de promotion de la natalité ne doivent pas être liées aux ressources des bénéficiaires.

Que François Hollande ait été incapable de surmonter les défis structurels auxquels est confrontée notre société française pour construire l’avenir – ré-établissement du désir de vivre ensemble, restauration de l’autorité de l’État, amélioration du fonctionnement de la démocratie, retour de la croissance économique, réduction du chômage,…- est regrettable mais ce n’est pas réellement une surprise, nous nous faisions peu d’illusions sur son aptitude à inverser le cours des choses. En revanche aucune incompétence personnelle, aucune cuisine politicienne, ne pourront jamais justifier qu’il détruise ce qui fonctionne bien dans notre société. Ne pas être capable de construire l’avenir est une chose, hypothéquer activement l’avenir en est une autre, que nous ne pouvons pas laisser faire.

Nicolas Bonleux

La vitalité démographique de la France, un atout maître à préserver

2 avis sur « La vitalité démographique de la France, un atout maître à préserver »

  • 19 juin 2015 à 16 h 17 min
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    Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet

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  • 5 juillet 2015 à 11 h 34 min
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    Merci de vos remarques
    Bien à vous,
    Nicolas Bonleux

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