La colère gronde au sein du peuple profond, ce peuple qu’on n’entend pas, celui qui ne vit pas dans les centres-villes des métropoles, celui qui n’est pas visible des journalistes, des banquiers d’affaire, ni des vedettes médiatiques.

Le peuple français profond, notre peuple, ce peuple que composent les retraités, les agriculteurs, les ouvriers, les agents, les commerçants ou les chômeurs, notre peuple souffre depuis longtemps.

Il souffre depuis trois décennies. Il souffre de mondialisation déloyale et sauvage, il souffre de l’abandon de nos valeurs au profit du multiculturalisme mercantile anglo-saxon, il souffre de la capitulation de notre civilisation devant l’islamisme politique, il souffre de l’application incompréhensible et démesurée par nos gouvernants français du dogme ultralibéral de la Commission européenne.

Le peuple français n’est pas stupide. Il a bien compris que l’émergence de nouveaux blocs économiques mondiaux signe la fin d’une certaine proéminence économique et culturelle de la France ; il a bien compris que le développement des échanges internationaux entraîne la croissance et requiert une certaine ouverture ; il sait au fond de lui que l’union fait la force et que, pour la France, la meilleure union possible ne peut être qu’européenne. Il ne lui a pas échappé que la sauvegarde de notre planète passera par une transition écologique qui remettra en cause un certain nombre d’habitudes. Il est tout-à-fait conscient que nul ne peut vivre à crédit éternellement, et que des réformes sont nécessaires pour assainir nos finances.

Mais il ne comprend pas pourquoi lui, qui constitue le socle de notre pays, le creuset de son identité et de ses racines, lui qui avait réussi à construire l’une des sociétés les plus harmonieuses et les plus justes du monde, doit être celui dont nos dirigeants se détourne.

Il ne comprend pas pourquoi, après qu’on lui ait fait l’affront de clamer qu’il n’y a pas de culture française, ni de langue de France, on se moque de lui parce qu’il fume des cigarettes ou conduit des véhicules diesel.

Il ne comprend pas quel droit ont nos dirigeants de le mépriser. Rien ne leur confère un tel droit. Ni la proximité idéologique avec la finance mondialisée et la technocratie, ni l’improbable concours de circonstances qui les a conduits à faire main basse sur les leviers de notre République, ni le bougisme dont ils se réclament et qui révèle la vacuité de leur vision pour notre pays, ni la provocante modernité dont ils prétendent grimer nos institutions.

Notre peuple a enduré les affronts avec patience jusqu’ici. Son stoïcisme a été étonnamment long ; peut-être répugnait-il à tirer des conséquences trop radicales du désastreux quinquennat précédent ; peut-être avait-il espéré que le nouvel exécutif conduirait le pays guidé par le sens de la justice pour tous.

Mais aujourd’hui il comprend que c’est lui, peuple profond, qui est désigné par nos gouvernants comme celui qui devra porter l’effort et consentir les sacrifices. Le masque du prestidigitateur a fini par tomber.

Alors la colère gronde.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres a été la taxation aveugle du diesel.

Notre peuple a décidé de montrer qu’il est temps de changer. Il va le montrer de manière puissante le 17 novembre.

Il est de l’impérieux devoir de l’exécutif d’entendre ce message et de conduire une politique visant à créer les conditions d’un avenir qui le respecte.

Nos dirigeants ne sauraient oublier qu’ils ont été élus avec ce seul mandat.

Nous les Républicains n’oublions pas que notre mission est de lutter sans relâche pour que les moyens de notre République soient entièrement dédiés à l’avenir de notre peuple.

Nicolas Bonleux

La sourde colère du peuple français

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