La colère des gilets jaunes a viré aux émeutes de casseurs.

Nos forces de l’ordre et nos pompiers ont fait preuve d’une maîtrise remarquable alors même qu’ils se sont trouvés en proie à des actes d’une lâcheté et d’une violence inédites. Ils méritent notre respect et notre reconnaissance pour leur courage et leur abnégation.

Aucune colère, aucune contestation, aucune protestation ne justifie la violence à laquelle se sont adonnés les casseurs. Il est temps qu’il y soit mis fin.

Mais éradiquer les violences des casseurs n’exempte bien évidemment en rien notre gouvernement de la nécessité d’apporter une réponse aux doléances des gilets jaunes : la lente agonie de notre classe moyenne doit être stoppée et il est de la responsabilité de notre Président de la République d’en créer les conditions.

Le style de notre Président de la République n’est certainement pas étranger à la révolte qui s’est propagée au sein de notre classe moyenne, de nos retraités, de nos ouvriers, de nos agents, de nos agriculteurs, de nos commerçants, de nos chômeurs : sa façon de mépriser nos racines, notre culture, notre identité profonde, notre attachement à nos traditions et à nos territoires, sa façon d’incarner la finance mondialisée et les élites parisiennes ont participé de l’impression de notre peuple que nos dirigeants ne voulaient pas l’entendre.

Mais au-delà du style personnel de notre Président, un sujet de fond demeure auquel toutes les forces de notre pays doivent s’attaquer ensemble : notre modèle social est à bout de souffle. Nous payons de plus en plus d’impôts, nous creusons de plus en plus nos déficits, et les conditions de vie d’une majorité croissante de notre peuple se dégradent.

Notre classe moyenne n’aspire qu’à des conditions de vie dignes pour elle-même et ses enfants. N’être pas en mesure de les lui garantir est l’un des échecs les plus patents de nos dirigeants, et constitue le défi qu’ils doivent désormais relever sans délai.

Relever ce défi passe par une refonte en profondeur des dépenses publiques de notre pays et de sa fiscalité : nous devons dépenser moins, nous devons dépenser mieux, et l’effort de l’impôt doit être réparti de manière plus juste.

La responsabilité du Président de la République dans la gestation de cette crise a été déterminante, elle est désormais immense dans l’aptitude de notre pays à la surmonter. S’il montre qu’il a écouté notre peuple et s’il démontre qu’il est résolu à engager les actions nécessaires pour la survie de notre classe moyenne, nous nous joindrons à ses efforts.

Nicolas Bonleux

Et maintenant ?

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