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Des investisseurs chinois ont remporté l’appel à candidature pour l’acquisition d’une part minoritaire de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse. C’est une bonne nouvelle parce que des conditions claires avaient été posées par l’État pour cette acquisition, et parce que cette offre est celle qui offre le plus haut potentiel pour notre région.

Notre région a besoin d’investissements pour se développer. Elle croît rapidement, au diapason de notre industrie, qui fait de nous l’une des régions de France les plus heureuses du point de vue du développement de l’emploi. Cependant nous savons tous que sans apport de capitaux, notre potentiel s’étiolera, et nous savons tous au moins autant que la puissance publique française n’est plus en mesure de mettre des capitaux à notre disposition. Au contraire, notre État a lui aussi besoin de capitaux. Il est donc sain et souhaitable pour nous tous que l’État autorise ceux qui ont des capacités d’investissement à investir pour notre région –et contribue du même coup à restaurer sa propre capacité de financement.

Il fut un temps où les capitaux provenaient de l’État français, ils proviennent à présent d’investisseurs chinois. On peut le regretter, mais les faits sont là, que du reste nous avions prévu depuis des décennies : le monde change, de nouvelles puissances émergent avec lesquelles nous devons compter. Notre intérêt collectif bien compris nous dicte désormais de de nouer des liens de coopération avec ceux des investisseurs qui peuvent nous apporter les investissements les plus intéressants, et nous offrir le plus haut potentiel de développement économique, à condition toujours que nos intérêts vitaux soient sauvegardés.

La Chine fait partie de la petite quantité de blocs géopolitiques dominants de demain ; son influence sera particulièrement prégnante dans l’industrie aéronautique, si importante pour notre région. Toute intensification des liens entre Toulouse et la Chine contribuera à sauvegarder pour Toulouse la meilleure place qu’il lui sera possible de conserver lorsque l’industrie aéronautique chinoise sera au faîte de sa puissance.

D’une manière générale et au-delà de l’industrie aéronautique, développer des relations mutuellement bénéficiaires avec la Chine est d’ailleurs affaire de clairvoyance : des liens privilégiés avec la nation bientôt la plus puissante, probablement aussi la plus riche du monde, ne peuvent que servir nos ambitions de développement du tourisme et des infrastructures de transport et d’accueil correspondantes. Là comme ailleurs il conviendra bien évidemment de faire preuve de bon sens et de mesure dans l’élan que nous voudrons donner au développement dont ce partenariat nous ouvrira les portes. Il ne s’agit ici que de faire un premier pas vers un avenir dont il nous reste, avec courage et conscience, à écrire l’intégralité.

Par ailleurs notre intérêt vital est de garantir qu’ Airbus bénéficiera des infrastructures de l’aéroport de Toulouse pour développer et tester ses nouveaux programmes et livrer ses appareils à ses clients. Cet intérêt est sauvegardé à travers le maintien de l’État et des collectivités locales comme propriétaires des infrastructures de l’aéroport elles-mêmes et comme actionnaires majoritaires de la société d’exploitation de l’aéroport.

Ainsi, nous avons peu à perdre et beaucoup à gagner à cette nouvelle aventure. Bien sûr, cette réalité n’est pas forcément plaisante à regarder en face et les esprits chagrins nostalgiques d’un temps révolu ont tous les droits du monde de nous faire savoir leurs états d’âme.

Mais non, pour ma part je ne peux décidément pas m’associer aux lamentations et autres prédictions alarmantes de ceux de nos élus locaux qui sont là depuis si longtemps et dont le fonds de commerce consiste à faire en sorte que surtout rien ne change dans notre belle région.

Nicolas Bonleux.

Aéroport de Toulouse : notre région a besoin d’investissements pour se développer

2 avis sur « Aéroport de Toulouse : notre région a besoin d’investissements pour se développer »

  • 14 décembre 2014 à 19 h 17 min
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    J’ai lu avec beaucoup d’attention ton article, je suis d’accord avec toi et je préfère les investisseurs chinois aux investisseurs qataris et puis les plus gros investisseurs en France sont je crois les norvégiens ! et là personne ne dit rien

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  • 18 décembre 2014 à 23 h 45 min
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    Bonsoir NICOLAS,
    je suis bien aise d’avoir eu à lire ton analyse sur les changements financiers inhérents aux capitaux amenés par la Chine pour l’Areoport de TOULOUSE .
    Pour moi, je ne peux répondre ou adhérer aux détails dans le sens ou je n’ai pas eu connaissance du dossier …une seule chose me pose problème à la l’énumération des projets chinois : c’est le chiffre exponentiel des passagers sur 10 ans , donc le nombre croissant des vols , qui m’interrogent…sans avoir l’assurance du côté toulousain, d’obtenir les infrstructures liées à cet augmentation de trafic…voies ferroviaires, routières…parkings etc.cette partie est floue pleine d’ombre et peut servir la cause des controverses …bisous et joyeuses fêtes de fin d’année .mireille LANTONNET DUHAMEL

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