Cette semaine une grande enseigne spécialisée dans le matériel de sport a renoncé à exploiter le sentiment du communautarisme pour augmenter ses ventes. Sa tentative de développer explicitement le communautarisme comme un segment de marché s’est heurtée à une protestation homogène de notre classe politique.

Inadmissible d’un point de vue social, cette tentative, qui n’était pas en soi illégale, était pourtant questionnable également d’un point de vue économique, tant cette entreprise, pourtant française, a bénéficié pendant des décennies de toutes les ressources que lui offre une société française cohérente, unie et ouverte.

C’est une très belle victoire pour la cohésion de notre corps social que je salue ici.

La première protestation est venue du parti Les Républicains, auquel je suis fier de redire ici mon appartenance, mais elle a été suivie par de nombreuses voix de diverses tendances politiques. Je suis également heureux d’y avoir vu s’y joindre certains membres du gouvernement, fait d’autant plus notoire que notre Président de la République, quant à lui, continue à s’adonner à la reconnaissance de tous les communautarismes.

Car ne nous y trompons pas. Les communautarismes ne sont pas les amis de la France. Leurs adeptes se considèrent d’abord et avant tout comme des membres de leur étroite communauté, avant d’être Français. Ils défendent des intérêts particuliers qui jamais n’embrassent l’intérêt général de notre pays. Ils ne sont aucunement mus par l’ambition de contribuer à construire une nation forte dont tous les membres vivent en bonne intelligence. C’est même plutôt le contraire qui les guide, tant l’affaiblissement de notre nation leur offre de meilleures possibilités de faire valoir ce qu’ils nomment leurs « droits » et d’obtenir des avantages catégoriels supplémentaires.

Bien sûr, de tous les communautarismes qui gangrènent la France, l’islamisme politique –puisque c’est de lui qu’il s’agit dans ce cas, le produit ayant déclenché ce sursaut national étant un hijab de course- est le plus dangereux, le plus séditieux, le plus ouvertement tourné vers la destruction de notre Nation. Bien sûr, ce communautarisme promeut des préceptes qui sont si violemment dirigés contre notre société française que l’émoi causé par l’initiative malheureuse de l’enseigne en question s’est très largement et très rapidement répandu.

Pourtant, le fait est assez rare pour être noté et pour constituer, en soi, un motif d’espoir dans l’avenir de la France. En effet, durant cinq décennies, les gardiens de la bien-pensance soixante-huitarde ont suscité des communautarismes de toutes sortes, leur ont enseigné la haine de notre société française –seul point commun de cet amas disparate de revendications et de doctrines inconciliables-, puis ont prospéré sur ces haines. Leur mainmise sur les modalités du débat public leur permettait de rejeter toute autre voix –et notamment celles qui oeuvraient à reconstruire un sentiment national partagé par tous- vers les marges du politiquement correct.

L’épisode du hijab de course montre que la situation a changé. Sur un très large éventail de l’échiquier politique –et mise à part quelques irréductibles nostalgiques du relativisme forcené- , et jusque dans les médias, les cellules saines de notre corps social se sont activées. Quelle joie de voir qu’il y en a un si grand nombre ! Quelle joie de voir que notre corps social est à nouveau capable de faire front contre la gangrène qui le ronge !

Les efforts répétés de l’actuel Président de la République, et ceux encore plus insistants de son prédécesseur, n’auront pas réussi à venir à bout de notre combat pour une Nation forte, cohérente et solidaire. Tous les espoirs sont désormais permis !

Nicolas Bonleux

Sursaut salutaire pour la cohésion de notre corps social

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *