De nombreux signes montrent que la droite française, après deux ans de KO, se remet lentement. La récente décision par le président de notre parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, de nommer François Bellamy tête de liste pour les élections européennes en constitue une illustration éclatante. Ceci présage d’un retour sur la scène politique française de personnalités capables de porter un discours de valeurs, de réalisme, de respect de notre Nation et de notre culture, tout en proposant des solutions viables et mesurées pour entamer la reconstruction de notre pays. Cette renaissance de la droite ouvre d’immenses perspectives et permet de très grands espoirs à ceux qui oeuvrent au redressement de notre pays.

Cette étincelle d’optimisme atteint également la Haute-Garonne. L’un des signes récent en est le débat qui a eu lieu cette semaine à Toulouse, sur le thème « que signifie être de droite en 2019 », organisé par l’Association Lignes Droites 31, que j’ai l’honneur de présider. Ce débat, outre qu’il a réuni plus de soixante personnes, adhérents de divers partis de droite et non-adhérents – ce qui en soi, et étant donné le contexte, constitue un signe fort de l’appétence des citoyens haut-garonnais pour ce sujet- s’est révélé d’une vitalité et d’une qualité exceptionnelles.

Structuré par deux intervenants aux convictions fermes et au verbe acéré, deux personnalités de la droite haut-garonnaise –Elisabeth Pouchelon, Conseillère Régionale d’Occitanie, et Serban Iclanzan, Conseiller Départemental de Haute-Garonne- il a permis d’aborder, puis discuter sans faux-semblants, la réalité d’une droite haut-garonnaise terriblement malmenée depuis quatre ans. La situation politique a historiquement été difficile pour la droite dans les terres radical-socialistes de Haute-Garonne. Nous avons bien entendu connu ici aussi, mais de façon plus paralysante qu’ailleurs, notre lot de circonstances internes néfastes qui tiennent à la nature même de l’engagement politique, l’habituel cortège des médiocrités individuelles, du carriérisme effréné, des calculs des professionnels de la politique, de l’inaptitude à rassembler, du suivisme des militants devant l’intimidation, de l’obsession du conformisme. A ces obstacles se sont ajoutés ici l’absence de vision stratégique et l’incapacité à formuler et défendre un corps de valeurs cohérent et fédérateur.

Ce cocktail ravageur, auquel nous devons une suite ininterrompue de débâcles depuis 2015, aurait pu avoir raison de la combativité des haut-garonnais de droite : il n’en est rien !

Sous les décombres, l’âme de droite a resurgi et a montré cette semaine sa fierté, son honneur, sa détermination à défendre ses valeurs et sa résolution à s’engager pour la reconstruction de notre pays, sa capacité à raisonner de façon lucide et mesurée et à débattre en regardant la réalité en face mais dans le respect des positions des uns et des autres. Cet ensemble de qualités si précieuses pour conquérir les postes d’élus et redresser notre pays s’est exprimé à l’occasion des nombreuses questions de la salle et des discussions qui s’en sont ensuivies.

C’est avec une grande fierté et une grande émotion que j’ai assisté cette semaine à l’un des signes de cette renaissance ; et je tiens par ce billet à témoigner ma plus chaleureuse gratitude à tous ceux qui l’ont portée si longtemps à bout de bras, qu’ils soient élus, militants ou citoyens de droite : l’heure du combat est revenue !

Nicolas Bonleux

La droite revient – jusqu’en Haute-Garonne

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