Le résultat des élections européennes de dimanche est sans appel. Notre parti a échoué à convaincre. Pour moi-même comme pour tous mes amis militants, la déception est particulièrement amère.

En Haute-Garonne, il s’agit désormais du sixième revers électoral successif depuis 2015 pour notre parti (départementales, régionales, présidentielle, législatives, législative partielle, et aujourd’hui européennes).

Pourtant, les valeurs que nous défendons se sont avérées durant cette campagne les plus prometteuses, les plus adaptées à la fois à une construction européenne féconde et harmonieuse et à la protection de notre identité et de notre culture françaises, et se sont distinguées par leur mesure, leur bon sens, et l’élan qu’elles étaient susceptibles d’insuffler à notre vie politique.

De nombreux paramètres ont concouru à ce score bien en-deçà de ce que nos idées et nos valeurs représentent au sein du peuple français. Certains de ces paramètres sont externes, complexes et multiformes, et nous offrent peu de prises immédiates pour les inverser. Les attaques du Président Macron visant à détruire le paysage politique traditionnel, dans la droite ligne de ses coups de boutoir répétés contre la culture et contre l’identité de la France, en constituent l’un des exemples les plus marquants.

D’autres paramètres en revanche présentent l’immense mérite de ne dépendre que de nous.

J’en distingue trois pour ma part qui méritent notre attention.

Le premier, c’est que notre campagne militante n’a pas été à la hauteur. Nous, les Républicains, l’un des premiers effectifs de militants haut-garonnais, ne nous sommes montrés que rarement. Si l’on fait exception de quelques apparitions sporadiques et isolées, nos militants, qui pourtant existent bel et bien et qui pourtant sont nombreux, n’ont pas été conduits à la bataille comme ils auraient dû l’être. Pourquoi sont-ils restés chez eux ? Où étaient ceux qui étaient censés les mener au combat ?

Le deuxième, c’est que nos forces vives n’ont pas été rassemblées. L’union de toutes nos forces constitue la règle suprême de toutes les batailles électorales. Elle est d’autant plus vitale que dans cette campagne nous avons été relégués par les médias, du fait de la manœuvre politique habile de notre Président de la République, à un rôle secondaire qui ne reflète en rien l’importance réelle de notre parti.

Le troisième, c’est que notre parti doit convaincre nos concitoyens qu’il est le seul à même d’offrir les idées et les valeurs dont notre peuple a besoin. A l’image du travail remarquable entrepris par notre mouvement au niveau national –et en particulier par le candidat tête de liste François-Xavier Bellamy-, les Républicains de Haute Garonne doivent offrir aux Haut-Garonnais des idées, des valeurs et un projet qui entrent en résonance avec leurs propres convictions.

J’en appelle donc à une réaction immédiate des Républicains en Haute-Garonne. J’appelle à une union immédiate de toute nos forces. J’appelle à une refonte de notre stratégie militante. J’appelle enfin à l’élaboration d’un projet de société explicite, aiguisé et convaincant.

Nicolas Bonleux

Européennes : l’échec des Républicains

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