Dans l’ancien monde, le Président de la République accordait son attention aux sujets qui préoccupaient le peuple de France. Dans l’ancien monde, le parti politique qui soutenait le Président de la République était traversé par des combats de légitimité, par des luttes d’égos, par des rivalités interpersonnelles qu’il lui revenait, en tant qu’autorité suprême de ce parti, d’arbitrer.

Tout se passe comme si l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, avait été finalement happé par l’ancien monde.

Après avoir humilié la République, ses institutions et ses processus démocratiques en annulant le projet de Notre-Dame des Landes, après avoir méprisé le peuple français, ses racines et son identité de mille façons dans ses déclarations et discours –comment pouvons-nous oublier ses propos sur les illettrées, sur la colonisation, sur la culture française ou sur les gaulois réfractaires- il semble aujourd’hui prendre conscience des sujets qui affectent notre peuple : il s’est ainsi récemment ému de l’immigration et de l’abandon des territoires ruraux, sujets primordiaux pour notre peuple mais que notre Président avait jusqu’ici ignorés.

Il ne s’agit pas ici de ne pas nous réjouir de cette prise de conscience : même si l’authenticité de ses intentions et de celle de ses amis reste à prouver, même si sa capacité à apporter des solutions crédibles est éminemment discutable, au moins ces sujets figurent-ils enfin à l’ordre du jour présidentiel.

De façon similaire, nous constatons que le parti qu’il a créé pour prendre le pouvoir en 2017 est aujourd’hui secoué –c’est particulièrement visible dans la campagne municipale à Paris- par les questionnements liés à la légitimité de ses processus d’investiture et de son positionnement sociétal. En effet, ce parti a majoritairement recyclé des députés socialistes, qui se retrouvent parfaitement dans la politique sociétale résolument soixante-huitarde du Président de la République –le douloureux exemple du démembrement de notre corps social et de la marchandisation à marche forcée du corps humain promus par la PMA et la GPA en est l’illustration du moment- mais qui ne sont aujourd’hui pas plus capables qu’avant de sacrifier leurs postures individuelles à une approche collective.

Si Emmanuel Macron doit se comporter comme dans l’ancien monde, alors laissez-moi réaliser un simple constat: dans l’ancien monde, il était un parti, les Républicains, qui avait démontré son aptitude à écouter notre peuple et à lui apporter des solutions ; ce même parti avait élaboré des modes de fonctionnement qui le rendaient aptes à dépasser les situations individuelles afin de porter des approches collectives. Certes, tout n’y était pas parfait, mais il s’y déployait des décennies d’expérience qui constituaient une force inédite pour proposer des approches mesurées, adaptées et efficaces.

Laissez-moi faire la simple proposition que, dans l’ancien monde qui n’a jamais cessé malgré les illusions propagées par Emmanuel Macron, le parti le plus à même de diriger notre pays est celui qui a contribué à conduire, façonner, développer cet ancien monde. Revenons à l’original et abandonnons les frasques et les paillettes de ceux qui ont essayé de détruire ce qui leur a préexisté mais qui sont obligés d’y revenir.

Laissez-moi enfin soumettre l’idée qu’il suffit à notre parti, les Républicains, d’insuffler l’audace, l’esprit d’entreprise, la capacité à s’extraire de la paralysie causée par les notables qui sclérosent nos fédérations départementales, pour lui rendre son rôle de premier plan dans la vie politique française.

Il est un candidat à la présidence de notre parti qui incarne cet espoir de renouveau : c’est Julien Aubert.

Nicolas Bonleux

Happé par l’ancien monde

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