Les provocations de l’islamisme politique succèdent les unes aux autres. La plus récente a pris la forme d’une manifestation où l’outrance des slogans côtoyait les pires excès du terrorisme intellectuel. Notre peuple est partagé entre l’agacement devant ces provocations continuelles et la tentation de ne pas accorder une importance indue à ce qui n’est après tout que le fait d’une minorité –bruyante, menaçante et vindicative, mais une minorité.

Comme à son habitude, la gauche soixante-huitarde s’est commise aux côtés des prédicateurs de la fin de notre société, vautrée qu’elle est dans la haine de notre nation et dans la repentance devant notre histoire.

Comme à leur habitude également, les médias dominants ont accordé toute l’attention et toute la bienveillance nécessaires à la satisfaction des ambitions de l’islamisme politique, par un de ses détours improbables dont l’histoire a le secret et qui voit certaines parmi les victimes s’offrir les premières pour faciliter les exactions de leurs futurs bourreaux – le sort de nos médias bien-pensants serait en effet vite réglé si leurs protégés islamistes devaient un jour arriver au pouvoir en France !

Par contraste, la dignité des commémorations du 11 novembre et du 13 novembre illustre le degré de mesure, de sensibilité et de respect que nos institutions, nos élus et nos concitoyens savent déployer pour la construction d’une mémoire commune, pour transmettre “le témoignage ardent de l’amour et de la fierté de la France” cher à De Gaulle.

Plus surprenant et plus inquiétant, le refus de notre Président de la République de prendre position sur un autre entrisme de l’islamisme politique, le voile des accompagnatrices de sorties scolaires, jette les plus grands doutes sur sa capacité à combattre ses innombrables tentatives de tester sans relâche la résistance de notre société. Usant comme à son habitude de pratiques aux confins de la légalité, recourant en permanence au discours victimaire pour faire taire ceux qui réagissent, l’islamisme politique grignote petit à petit notre espace public. Ce faisant, il affiche l’une de ses ambitions : créer un clivage dans notre société, la communautariser, détruire ce qui en fait la vie en commun, crier haut et fort qu’il n’a pas l’intention de s’intégrer. Car ne nous y trompons pas : l’islamisme politique n’a pas pour vocation de contribuer à l’élaboration d’une société plus harmonieuse pour tous. Il a pour but affiché et assumé de détruire la société dans laquelle nous vivons.

Nous avons certes bien compris que notre Président, imprégné de sa vision d’une France peuplée d’illettrés, de mâles blancs et de gaulois réfractaires, incapable d’identifier la culture française et hanté par la colonisation, entouré de bobos parisiens et rejeton de la finance mondialisée, n’est pas le mieux armé pour défendre notre identité et nos racines contre ceux qui ont décidé de les anéantir.

Nous espérons pourtant qu’il placera son pouvoir d’influence au service de la protection de notre corps social, mis à mal par les communautarismes suscités et encouragés par les héritiers de mai 1968. Nous espérons que, même s’il n’ose pas défendre l’identité de notre peuple, il se battra au moins pour la cohésion de notre société, il s’investira pour contrer les initiatives qui visent à la diviser.

Nous attendons qu’au lieu de dire que le voile des accompagnatrices n’est pas son problème, il propose de légiférer pour le faire sortir de la zone grise dans lequel l’islamisme politique tente de l’installer. Nous attendons qu’il le condamne sans ambigüité car il est un instrument de dislocation de notre corps social et car nous devons donner à notre société les moyens de le combattre à la mesure du danger qu’il représente.

Nicolas Bonleux

… et nous regardons ailleurs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *