Notre monde s’engage de plus en plus étroitement dans une terrible spirale dont nul ne peut prédire l’ampleur des dégâts économiques qu’elle causera.

Le coronavirus déclenche dans de nombreux pays des réactions exagérées dont l’impact économique sera sans mesure avec la question de santé publique qu’il pose.

Alors qu’il s’agit d’un virus qui, dans une très grande mesure, peut être comparé à la grippe –avec une létalité certes accrue, quoique dans une intensité contenue, et une vitesse de propagation supérieure- et devrait être traité comme tel, il fait l’objet d’une attention de l’opinion publique qui dépasse le sens commun et de décisions des autorités qui mettent en péril la quasi-totalité des secteurs économiques de la planète.

Si le sursaut ne survient pas rapidement, la crise économique que nous sommes en train de fabriquer en réaction au coronavirus entraînera la chute de nombreuses entreprises, une augmentation du chômage inédite et un accroissement de la pauvreté spectaculaire dans le monde entier.

Par exemple, le décompte journalier de sa propagation, facteur terriblement anxiogène pour l’opinion publique, constitue certes une nouveauté dans l’actualité publiée par les médias, mais ne diffuse rien d’autre que des valeurs qui restent très modestes si nous devions les comparer à un décompte de la propagation d’autres épidémies comme celle de la grippe. Dieu merci personne n’a l’idée saugrenue de publier chaque jour depuis des décennies un décompte des cas de grippes !

Autre illustration, les populations que nous devons protéger de ce virus sont les populations vulnérables, et non pas les populations en pleine santé. Empêcher les rassemblements, les transports, l’activité des entreprises parfois, auxquelles participent en majorité des personnes non vulnérables, constitue une mesure terriblement disproportionnée alors que les personnes à protéger se trouvent en grande majorité ailleurs.

Des mesures ciblées sur la protection de ces personnes vulnérables permettraient de les préserver sans causer une déflagration mondiale. Responsabilisons chacun de nos concitoyens sur la protection à apporter aux personnes vulnérables, accentuons la protection dont ces personnes doivent bénéficier, mais n’arrêtons pas la terre de tourner !

Il importe de garder notre sang-froid, à l’échelon des autorités comme à celui de l’individu, malgré les tendances hystérisantes auxquelles nous soumettent l’opinion publique et des médias, afin de s’assurer qu’une réaction ciblée, proportionnée et ajustée sera déployée à bon escient, c’est-à-dire là où elle aura des impacts positifs et où elle évitera les impacts négatifs inutiles.

Le principe de précaution, qui constitue la négation de l’approche basée sur le discernement, sur une évaluation calculée du risque et sur l’optimisation de l’emploi des moyens, montre ici encore, mais cette fois à très grande échelle, non seulement sa vanité mais l’immensité du potentiel de dommages collatéraux qu’il porte en lui.

Revenons à la sagesse de nos ancêtres : exerçons notre jugement afin de protéger ceux qui doivent l’être et afin de ne pas détruire un équilibre économique fragile.

Nicolas Bonleux

Coronavirus : le principe de précaution poussé au stade ultime de l’aberration

Un avis sur « Coronavirus : le principe de précaution poussé au stade ultime de l’aberration »

  • 1 septembre 2020 à 12 h 25 min
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    publié le 13 Mars, nous sommes le 1er Septembre…rien n’a été malheureusement fait dans ce sens et c’est bien regrettable…
    Merci de dire tout haut ce que certains pensent tout bas mais n’osent pas dire de peur de passer pour des irresponsables.

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