La France se prépare au choc du pic de l’épidémie.

Ce choc sera terrible et emportera nombre d’entre nous, en même temps qu’il accroîtra encore l’épreuve de ceux d’entre nous qui sont en première ligne. Notre peuple n’a pas d’autre alternative que de faire front, uni et solidaire, face à cette impitoyable déferlante.

Mais il est une deuxième catastrophe qui se profile, tout aussi certaine que la première, bien que plus insidieuse et plus lente : le désastre économique mondial qui emportera tout sur son passage et qui touchera notre peuple de plein fouet. Après le drame de la perte de trop nombreux de nos concitoyens, surviendra celui du chômage de masse, de la pauvreté et de la déshérence de notre peuple.

Nous devons préparer la lutte contre ce deuxième drame en même temps que nous menons la lutte contre le premier.

Le gouvernement a annoncé qu’il prendrait des mesures exceptionnelles pour limiter l’impact de l’épidémie sur notre économie. Ces mesures sont les bienvenues mais elles ne suffiront pas. Ces mesures doivent encore être accentuées, elles devront également être complétées par d’autres, comme par exemple la renationalisation de nos grandes industries. Mais nul ne sait juger si l’atténuation que ces mesures apporteront permettra de soulager assez vite et assez longtemps la peine dans laquelle sera plongée notre population. Une chose est certaine : aucun gouvernement au monde, le gouvernement français pas plus qu’un autre, ne peut se substituer durablement à l’immensité des entreprises qui versent des salaires à leurs employés. Si l’activité des entreprises est réduite à néant, il n’y a aucune possibilité de compenser durablement l’impossibilité de rémunérer notre population.

Nous avons un moyen, nous Français, de désamorcer une partie de ce deuxième drame : maintenir en vie ce qui peut l’être de la vie économique de notre pays.

Nous savons comment organiser la vie économique, et notamment le travail dans les entreprises, y compris celui qui nécessite la présence physique sur le lieu de travail, de manière à garantir la santé et la sécurité de nos concitoyens. Assurons-nous que chaque entreprise, que chaque poste de travail nécessaires au maintien d’un minimum vital d’activité sont équipés de manière à garantir la santé et la sécurité de ceux qui y oeuvrent.

Nous avons pêché par manque d’anticipation et de préparation du choc de l’épidémie et en payons aujourd’hui un prix effroyable. Tirons-en tant qu’il est encore temps les leçons pour limiter autant qu’il sera possible le choc économique.

Protégeons ceux qui livreront cette guerre parallèle et qui nous permettront d’amortir le deuxième choc. Protégeons ceux qui lutteront pour que notre pays puisse relever la tête dès la première vague passée !

Nicolas Bonleux

Covid 19 : travaillons à atténuer aussi la deuxième catastrophe

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