Le cauchemard de l’injonction pour le vivre-ensemble a franchi un nouveau palier depuis la fin du confinement : nombreux sont désormais ceux qui ne font même plus semblant de vouloir vivre avec nous.

Ils tendent des embuscades aux pompiers, ils attaquent des policiers et des gendarmes, ils apparaissent au grand jour bardés d’armes de guerre, ils bravent les interdictions de se rassembler, ils agressent ouvertement nos concitoyens, ils dégradent les symboles de notre République et détruisent ce qui se trouve sur leur passage.

Ils sont puissamment appuyés par la bienveillance des élites médiatiques ivres, pour la plupart, de revendications racialistes, de délires diversitaires et d’idéologies pourtousistes. Ces élites les gratifient d’une attention et d’une glorification qui, si elles ne représentent en rien l’opinion de la masse du peuple français, offrent à leurs méfaits une caisse de résonnance d’une ampleur incomparable. Ils donnent ainsi des ailes aux communautaristes, délinquants et criminels de tous acabits qui y trouvent une forme de légitimation et y puisent un nouvel élan pour accentuer leurs assauts contre notre corps social.

Le guerre asymétrique du vivre-ensemble est d’abord une guerre de l’information.

En effet, le traitement réservé à leurs protégés par les médias et les autres faiseurs d’opinion donne parfois des hauts-le-coeur. Leur détestation de notre nation, leur honte de notre histoire, leur tropisme pour la repentance les pousse à outrepasser la frontière du raisonnable, comme s’ils voulaient hâter le jour de l’effondrement de notre société.

Si vous êtes blanc, catholique et hétérosexuel, voire policier ou gendarme, homme ou femme, vous pouvez être victime du plus horrible des crimes – l’actualité récente est malheureusement très riche sur ce sujet -, votre cas n’émouvra pas la plupart de nos médias qui, à l’instar de notre gouvernement, parlera aux mieux pudiquement d’”incivilité” et vous classera dans les faits divers. Mais ces mêmes médias en revanche empliront jour et nuit nos écrans et nos journaux avec les cas visant des racialistes, des minorités ethniques ou des homosexuels, qu’ils érigeront en actes politiques et contre lesquels ils n’auront pas de qualificatifs assez dramatisants. Le silence assourdissant des associations féministes, d’habitude tellement bruyantes, lorsqu’une femme est assassinée par des représentants des minorités, est à cet égard assourdissant.

Aucune de ces agressions n’est bien évidemment acceptable – mais leur différence de traitement par nos médias bien-pensants est tout simplement écoeurante. Cette différence a une responsabilité écrasante dans la dislocation de notre société.

La guerre asymétrique du vivre-ensemble est ensuite celle du comportement citoyen. Pour vivre ensemble, il faut le vouloir. Cette évidence a échappé à la plupart de nos censeurs ainsi qu’à nos deux derniers présidents de la République, mais pas à nos concitoyens.

Ceux dont l’attitude dénote en permanence le refus de notre société, soit par leurs actes barbares, soit par leur refus d’obéir à nos lois, soit par l’ostentation provocante de leur appartenance à une communauté, n’ont bien sûr aucun mal à supplanter en chaque occasion ceux qui essaient, au contraire, d’obéir aux lois, de respecter notre République et ses symboles, de témoigner leur appartenance à une religion ou à une communauté avec la discrétion que dicte le désir de vivre ensemble. Le plus provocant, le plus agressif, le plus barbare est toujours gagnant dans toute société civilisée si aucun détenteur de l’autorité n’est capable de l’arrêter.

Mais ne nous y trompons pas : les citoyens que nous voulons en France sont les seconds, pas les premiers. La France est devenue la société qu’elle est grâce, entre autres, à la discipline collective de ses citoyens, qui ont compris que respecter les lois contribue bien plus à construire un avenir commun que les bafouer. Ceux qui ne sont pas prêts à se plier à cette discipline collective n’y ont pas leur place : en France, la place des criminels et des délinquants est en prison, pas dans les rues.
Malheureusement, depuis maintenant deux interminables mandats présidentiels, les gardes des sceaux et leurs amis l’oublient, qui décident d’ouvrir les prisons pour en faire sortir ceux que nos forces de l’ordre et notre justice y avaient, à grand-peine la plupart du temps, fait incarcérer.

Il n’y a qu’une possibilité de mettre fin à cette guerre asymétrique sans basculer dans une décomposition irrémédiable de notre tissu social qui conduirait à la fin de notre République : rétablir l’autorité de l’Etat.
C’est le rôle de l’Etat d’empêcher les barbares, les criminels et les délinquants de commettre leurs méfaits. C’est le rôle de l’Etat de rendre les forces de l’ordre supérieures aux criminels en chaque occasion, de permettre aux forces de l’ordre de les arrêter et, une fois jugés, de les maintenir en prison où ils ne pourront plus nuire.

Notre président de la République doit d’urgence changer d’attitude. Il doit dire et fait dire que la seule place des barbares, des criminels et des délinquants est la prison. Il doit dire que le temps de la compréhension et des excuses est épuisé. Il doit doter les forces de l’ordre des moyens de vaincre nos ennemis. Il doit construire des places de prison.

Sans quoi il obligera l’immense masse des citoyens à en tirer des conséquences qui seront dramatiques pour notre République.

Nicolas Bonleux

Le conflit asymétrique du vivre-ensemble

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