Les médias et les réseaux sociaux bruissent d’hésitations attribuées à l’état-major des Républicains quant à la stratégie d’investiture d’un candidat pour la présidentielle de 2022.

Entre ceux dont la direction de LR veut mais qui ne veulent pas eux-mêmes, ceux qui veulent mais dont la direction de LR ne veut pas, et ceux qui pourraient vouloir mais à condition que, le moins que l’on puisse dire est que l’incertitude règne.

Pourtant il est un scénario que nous devons éviter absolument : que, d’hésitations en incompréhensions, de façon délibérée ou non, LR ne soit pas en mesure de proposer un candidat à l’élection présidentielle selon un calendrier qui lui accorde des chances réalistes de succès.

Car la sanction en serait la réélection d’Emmanuel Macron.

Nous n’ignorons pas la tentation qu’ont certains chez LR de rejoindre Emmanuel Macron, tentation qui a contribué à éclaircir nos rangs depuis 2017.

Mais soyons clairs : Emmanuel Macron n’est pas le président que nous voulons pour la France. Emmanuel Macron n’est pas la personnalité capable d’engager la France sur le chemin qu’elle doit emprunter pour relever les défis qui nous attendent.

Il est le président qui a abandonné le projet de Notre-Dame-des-Landes et de Sivens, brisant au profit d’une poignée d’altermondialistes agités le pacte républicain que notre peuple a mis deux cent ans à construire.

Il est le président qui accélère la décomposition de notre corps social avec l’adoption en urgence et en catimini de la PMA à l’Assemblée Nationale alors même qu’aucun contexte politique ne l’y incitait, alors même que la priorité de chacun au sortir du confinement –et la sienne également, du moins pour ce qu’il nous en annonçait- était de lutter contre la crise économique et le chômage.

Il est le président qui maintient notre peuple dans la repentance perpétuelle : alors même qu’il a enfin décidé d’agir contre le communautarisme islamique –ce dont nous nous félicitons-, il n’a pas pu s’empêcher, dans son discours à ce sujet, de dire que notre peuple a une responsabilité dans le développement de ce fléau. Notre peuple n’a nullement à s’excuser devant ceux qui tuent nos policiers, tendent des embuscades à nos pompiers, égorgent et éventrent nos concitoyennes, assassinent nos journalistes. Si la violence des islamistes n’était pas ce qu’elle est, si les rapports entre les islamistes et nous étaient assez policés pour que l’un présente ses excuses à l’autre, c’est d’eux que nous attendons des excuses, et certainement pas le contraire ! La mainmise des idées soixante-huitardes sur nos sociétés a pendant longtemps œuvré à plonger notre peuple dans une culpabilité déplacée, dont l’implacable entreprise islamistes doit nous réveiller. Le rôle de notre président est d’accélérer le redressement de notre fierté nationale, pas de nous maintenir dans la honte que des intérêts communautaristes tentent de nous imposer !

Il est le président qui a fait basculer notre pays dans une crise économique sans précédent à cause du confinement brutal, improvisé et disproportionné qu’il a décidé et maintenu. Nous considérons certes que les mesures économiques prises à l’issue du confinement sont de bonnes mesures, qu’il est légitime de porter à son crédit : mais enfin, tenter d’éteindre, tel le pompier pyromane, le feu qu’on a allumé soi-même, est-ce là vraiment un signe d’aptitude à mener notre pays ?

Nous ne voulons pas de ce scénario. Il est impératif que la droite s’organise pour proposer un candidat crédible dans un délai qui lui permette de gagner.

Nicolas Bonleux

2022 commence aujourd’hui

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *