Chers concitoyens,

Je vous présente mes meilleurs vœux de santé, de réussite et de succès pour 2021, à vous-mêmes ainsi qu’à vos familles. J’espère que vos proches et vous-mêmes auront réussi à traverser les épreuves causées par la crise sanitaire de la meilleure façon possible.

L’année 2020 a été inédite à beaucoup d’égards.

Nous avons de nombreux enseignements à en tirer collectivement, qui couvrent tout l’éventail des aspects les plus déterminants de la marche de notre pays : sanitaire, médical, social, économique, industriel ou diplomatique par exemple.

J’en retiendrai un, qui me paraît mériter notre attention : notre exécutif, noyé dans la gestion d’une crise qu’il n’avait ni anticipée ni préparée, dépassé par le rythme d’évènements auxquels il n’a pas su imprimer sa marque, a perdu la plus grande partie de sa crédibilité aux yeux de notre peuple. Que l’on examine le désastreux épisode des masques dont on nous a expliqué avec force qu’il ne fallait pas en porter, et qui se sont soudainement (c’est-à-dire quand nous avons réussi à en approvisionner) parés de toutes les vertus jusqu’à devenir obligatoires, ou celui des confinements-déconfinements-reconfinements, ou celui de la gestion du sujet sanitaire exclusivement réservé à l’hôpital public, pour ne citer que trois exemples, tout concourt à démontrer aux Français que ceux qui nous ont dirigés pendant la crise n’étaient pas à la hauteur.

Il n’est évidemment pas question de sous-estimer ici le défi inégalé qu’a constitué pour nos dirigeants la survenance de la pandémie, ni d’exiger d’eux qu’ils fussent des surhommes qui auraient naturellement la préscience des bonnes décisions. Mais avouons tout de même que, dans la position qu’ils occupent et entourés qu’ils sont des meilleurs esprits que compte notre République, nous aurions pu attendre qu’ils accomplissent avec un peu plus de sérieux ce pour quoi ils ont été élus : mener un réel travail d’analyse et d’anticipation, préparer le pays, arbitrer au mieux entre les différentes parties de l’opinion qui chacune –et c’est bien naturel- défend sa propre vision, établir une ligne d’action qui, tout en devant nécessairement être ajustée à l’évolution des circonstances, aurait fourni un fil directeur et une possibilité de se projeter dans l’avenir. Non pas que toutes les décisions prises par notre exécutif depuis mars 2020 aient été mauvaises –le plan pour l’aéronautique, par exemple, est porteur d’une vision stratégique pour notre pays d’une rare pertinence- mais le bilan global de son action cette année est d’une médiocrité que nul n’aurait pu imaginer.

Ce sujet est en soi un drame national, mais sa lecture politique est également édifiante : ceux qui ont œuvré à porter au pouvoir il y a trois ans un technocrate mondialiste en la personne d’Emmanuel Macron nous ont expliqué que les profils de technocrate, s’ils présentaient le désavantage d’une inexistence totale de vision politique, avaient au moins un avantage sur les autres profils, en cela qu’ils étaient supposés être efficaces dans la prise de décision et dans l’exécution des décisions. Ces derniers mois nous ont montré que le technocrate Macron n’a à aucun moment laisser affleurer cette supposée prédisposition à prendre les bonnes décisions ni à les faire exécuter. En plus de n’avoir pas de vision politique, il montre des profondes lacunes dans sa capacité à gérer notre pays.

Un dirigeant de droite, mû par une vision politique solidement ancrée dans l’histoire de notre pays, appuyé par un parti et par un peuple dont il aurait défendu les intérêts, et ayant l’expérience de la vie d’élu, n’aurait pas commis une telle succession d’erreurs.

Le retour de la droite aux affaires devient chaque jour plus urgent. Il est essentiel que nous reprenions la direction des affaires en 2022. Il est essentiel à cette fin que la droite soit en position de présenter un candidat crédible en 2022. Ceci constitue notre grand défi collectif pour 2021.

Je n’ignore pas que le chemin est semé d’embûches, mais j’ai confiance dans les ressources des forces de droite pour trouver la voie de l’union derrière un candidat crédible.

Les élections départementales et régionales de 2021 offriront la prochaine occasion de reconstruire nos forces de droite : saisissons-les et transformons-les en premiers pas de la reconquête !

Nicolas Bonleux

Bonne année 2021 !

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