Les médias bruissent de l’opportunité que notre gouvernement décrète un troisième confinement, de la façon grossière dont ils avaient déjà préparé l’opinion publique pour les deux précédents.

Notre gouvernement est dépassé, perdu, déboussolé. Nous l’avons compris il y a longtemps et chaque jour qui passe apporte sa pierre à l’histoire du déclassement de la maison France, qui avait jusqu’ici la réputation de jouir de la meilleure fonction publique du monde, de la meilleure organisation politique du monde et des plus brillants esprits. C’est ce que nous avions appris, c’était ce en quoi nous croyions jusqu’à ce que s’étale sous nos yeux le douloureux spectacle de l’incompétence de nos chefs.

Nous pourrions ajouter à cette belle liste de ce que nous croyions être la France que nous avons des professionnels de santé parmi les plus engagés, des élus locaux parmi les plus exemplaires et des citoyens animés des sentiments de volontariat les plus nobles.

Seulement, pour orchestrer tous ces talents, toutes ces bonnes volontés et toutes ces énergies de manière à servir au mieux les intérêts de notre peuple, il faut du courage, de la discipline, de l’humilité, il faut également le sens de l’Etat. Il faut accepter que notre pays soit riche d’une multitude de compétences qui, si elles étaient coordonnées à bon escient, atteindraient des résultats spectaculaires.

Par paresse intellectuelle, par parti-pris idéologique, par incompréhension profonde des richesses que recèle notre pays, notre exécutif préfère ignorer ces compétences. Il va faire comme d’habitude, se soumettre au lobby de la fonction publique hospitalière, mépriser les élus locaux, mépriser la médecine de ville, mépriser la médecine privée, mépriser les bénévoles. Nous pourrions démultiplier la quantité de lits de réanimation, désengorger les centres de dépistage, accélérer les campagnes de vaccination en nous appuyant sur toutes ces compétences. Mais cela demande trop de travail d’orchestration. Notre exécutif va faire comme d’habitude, faire ce qu’il sait (mal) faire, se replier dans sa zone de confort, c’est-à-dire confiner.

Certes il a trouvé un remède à une partie du désastre économique que, tel le pompier incendiaire, il créée par sa seule décision de confiner : il finance d’une main les entreprises que de l’autre il contraint à l’inactivité. Il espère qu’ainsi le nombre d’entreprises et d’emplois qu’il aura détruits restera limité. Cela fonctionnera dans une certaine mesure.

Mais la solution de facilité du confinement entraîne d’autres séquelles que l’argent public ne peut pas réparer : la situation tragique des jeunes, et notamment des étudiants, la terrible rupture du lien social que constitue la fermeture des lieux de culte, des associations, des divers moments partagés dans les lieux de spectacle, dans les bars et dans les restaurants, pour ne citer qu’eux. Ces dommages-là sont irréparables. Ils affecteront durablement notre peuple et notre démocratie.

Notre exécutif n’a pas comme seule responsabilité de gérer la crise du mieux qu’il peut : il a aussi une responsabilité devant l’histoire de notre pays. Il a la responsabilité de faire sortir notre peuple plus fort, plus armé moralement, plus soudé de cette crise.

Nous espérons que nos dirigeants ont plus d’ambition pour notre pays que celle de simplement se replier dans la solution de facilité que leur offre le confinement.

Nicolas Bonleux

Troisième confinement : la solution de facilité

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