La maire de Montauban Brigitte Barèges a été condamnée cette semaine avec une sévérité inexplicable.

Cette sévérité incompréhensible, et très ciblée sur une personnalité éminente de droite, en rappelle une autre : l’empressement –inédit dans l’histoire de notre République- avec lequel la justice avait mis en examen le candidat à la présidentielle François Fillon, s’arrogeant ainsi de fait le droit de décider de l’élimination au premier tour du candidat favori pour l’élection présidentielle de 2017.

Le fond des deux affaires n’est pas comparable et il n’est pas question de les comparer –le sujet n’est d’ailleurs pas ici de commenter le fond. Mais ce qui est comparable, c’est que, dans les deux cas, alors que les faits reprochés sont communs à de nombreuses personnalités politiques de tous bords, la justice a décidé que, parmi toutes ces personnalités politiques, seule une sera ciblée et condamnée, et avec une sévérité hors de toute mesure. La justice a choisi de ne condamner qu’une seule personne parmi toutes celles qui étaient concernées, et a soigneusement choisi cette personne pour ses opinions politiques de droite.

Cette sévérité et cette sélectivité dans le choix des victimes ne peuvent s’expliquer que d’une seule manière : dans les deux cas, pour François Fillon comme pour Brigitte Barèges, la justice s’érige en arme politique ; elle a décidé de jouer un rôle politique en privant des personnalités politiques de la possibilité d’exercer leur mandat. Elle a, de ce fait, outrepassé ses prérogatives, et ceci avec un degré d’intensité tel que son rôle n’est plus conforme à la place qui lui revient dans notre système démocratique.

Ce procédé de la justice n’est pas admissible dans notre démocratie. Les juges ont bien évidemment le droit d’avoir des opinions politiques, mais ils n’ont pas le droit de placer la formidable puissance de l’institution qu’ils ont l’honneur et la charge d’incarner au service de l’élimination de ceux qui portent une vision de la société différente de la leur.

Nous demandons que ce jugement ne prive pas Brigitte Barèges de la possibilité de continuer à exercer ses mandats.

Nous soutenons Brigitte Barèges dans son combat.

Nicolas Bonleux

Affaire Barèges : sélectivité et démesure

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