Nicolas Sarkozy vient d’être condamné alors qu’aucune preuve n’a été constituée contre lui. C’est un pas supplémentaire franchi par la justice dans la direction du torrent de démesure, d’immédiateté et d’arbitraire qui emporte le siècle. Cette institution est pourtant supposée, par sa retenue et par la robustesse de ses fondements, contribuer à l’équilibre des pouvoirs de notre démocratie – et non pas accentuer son basculement vers le cloaque de la vindicte débridée.

Nous sommes indignés par cette décision de justice.

Cette décision survient dans la lignée de quelques autres qui se distinguent par leur démesure et leur sélectivité à l’encontre de personnalités politiques de droite.

Nous lisons dans ces décisions successives un glissement des activités de cette institution vers des buts de lutte contre des adversaires politiques.

Nous ne sommes pas d’accord pour que le bel équilibre des pouvoirs dont les générations passées ont doté la France et qui a enfanté l’une des démocraties les plus harmonieuses du monde soit mis en péril par le dévoiement de l’un de ses piliers.

Nicolas Bonleux

Sarkozy : l’indignation

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