M. Macron sait à l’occasion présenter un visage avenant, mais son action reste celle de la destruction de la société que nos ancêtres ont bâtie.

Il préfère certes le vocable de « déconstruction », inspiré de la tendance libertaire anglo-saxonne qui forme l’essentiel de sa vision sociétale et qui a l’avantage de sonner plus jeune, voire de lui donner un sens moins tranchant, moins agressif pour ceux d’entre nous qui sont le plus attachés à notre héritage civilisationnel.

Pourtant il s’agit bien d’une initiative de destruction de notre corps social qu’il mène, basée sur le mépris de notre identité nationale et de nos racines à travers ses diverses déclarations à l’étranger, sur le mépris de la famille à travers la promotion de la PMA pour toutes, ou sur le mépris de notre pacte républicain à travers l’abandon en rase campagne du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il ne s’agit ici que d’exemples parmi d’autres, nous pourrions également mentionner son laxisme à l’égard de l’immigration illégale ou son tropisme pour les abus de souveraineté d’institutions européennes dont la France a perdu le contrôle.

Mû par les intérêts mondialistes dont il est le défenseur, soutenu par les bobos urbains –ceux de gauche depuis toujours, mais depuis récemment également ceux de centre-droit, grâce aux efforts d’E. Philippe-, M. Macron décline de notre nation une vision toute économique, qui fait abstraction totale de la profondeur et de la richesse des liens sociaux qui forment notre société.

A défaut de partager une profonde intimité pour notre pays et ses territoires, M. Macron comprend parfois les mouvements qui traversent l’opinion : ainsi a-t’il récemment et soudainement, après quatre ans aux affaires, découvert que la situation de la sécurité en France est devenue centrale pour nombre de nos concitoyens, et a-t’il fait quelques annonces à Marseille sur ce sujet. Nous nous réjouissons de ces annonces, qui vont dans le bon sens.

Mais nous nous gardons bien de les interpréter pour ce qu’elles ne sont pas : elles ne constituent pas une prise de conscience que notre société est en danger et mérite d’être sauvegardée.

La société française, tout en étant encore loin d’être une société parfaite, est l’une des plus équilibrées et des plus harmonieuses au monde. Nos ancêtres ont réussi cet exploit à travers des siècles de lutte pour les droits de l’homme, pour la démocratie, pour la dignité humaine et contre les privilèges. Depuis quelques décennies, différents communautarismes tentent d’imposer leur totalitarisme, en attaquant les divers piliers de notre civilisation afin d’y réintroduire des privilèges basés sur la race, la religion ou l’orientation sexuelle. Si leurs initiatives devaient être couronnées de succès, elles constitueraient une régression de plusieurs décennies pour notre civilisation.

L’action de M. Macron s’inscrit exactement dans leur courant de pensée. Même si on tente d’éliminer ce qui, dans son comportement, est dicté par son goût pour la transgression et par son narcissisme, on ne retrouve chez lui aucune considération pour l’extraordinaire construction qu’est la société française. Il ne considère pas que notre société constitue l’aboutissement de siècles d’efforts qui mérite d’être préservé, mais au contraire qu’elle doit être emportée comme le reste de l’occident par le torrent diversitaire dont la plupart de nos élites se sont faites les chantres depuis cinquante ans.

C’est en ce sens que les annonces de M. Macron ne doivent pas nous tromper. C’est en ce sens que notre combat contre M. Macron doit continuer sans faiblir afin que nous puissions enfin en 2022 doter la France, après dix ans d’abandons, d’un président capable de la protéger et de la relever.

Nicolas Bonleux

Le masque avenant de la destruction

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